
CAN 2025 – Mondial 2026 : Gadji Céli critique les Éléphants d’Émerse Faé : « Je n’ai pas vu cette révolte »
Lemandatexpress – Gadji Céli, artiste chanteur et capitaine des Éléphants champions d’Afrique 1992, s’est prononcé au sujet de l’équipe nationale dans un entretien accordé au journal Liberté. Saint-Jo, sans faux-fuyants, a porté un regard critique sur la prestation de la sélection ivoirienne lors de la Coupe d’Afrique des nations 2025 au Maroc, tout en se projetant sur la Coupe du monde de la FIFA 2026.
Gadji Céli Saint-Joseph a regagné Abidjan la semaine dernière, en vue du concert événement marquant ses 40 ans de carrière d’artiste chanteur. Mais l’auteur de Femme de feu porte toujours aussi bien sa casquette de gloire du football ivoirien. Ainsi, dans l’entretien qu’il a accordé au confrère Liberté, le champion d’Afrique 1992 s’est prononcé sur l’actualité des Éléphants.
Sur la CAN 2025, organisée par Maroc et marquée par une élimination de Franck Kessié et ses coéquipiers en 1/4 de finale, Gadji a eu un jugement mitigé.
« C’était une belle équipe. Mais les joueurs n’ont pas été méchants sur le terrain. Il y a peut-être le discours des vestiaires qui a joué. Je n’ai pas vu dans le comportement des jeunes contre l’Égypte, ce dépassement de soi, cette révolte. Mais je suis convaincu que tout cela va nous donner une leçon. S’ils se parlent entre eux. Si le staff technique fait passer le message qu’il faut, les choses iront pour le mieux. »
S’agissant de la Coupe du monde, le footballeur-chanteur évite toute réaction épidermique. En homme averti, il rappelle que « le Mondial est un challenge pour tout joueur. Un joueur n’a pas besoin d’avoir une motivation supplémentaire pour y participer. Tous les clubs y sont, et beaucoup viennent aussi pour recruter des joueurs. Ceci, pour vous dire que les Éléphants eux-mêmes ont leur destin entre leurs mains. »
Autrement dit, pour Gadji, l’équipe de Côte d’Ivoire n’a pas à chercher d’autres sources supplémentaires de motivation pour faire bonne figure dans cette messe du football. L’envergure seule de la compétition suffit à tirer le meilleur des joueurs.
Il reste toutefois qu’en trois participations, les Éléphants ont fait chou blanc dès le premier tour. Ont-ils les armes pour briser, enfin, ce plafond de verre sur le sol américain et aller très loin dans la compétition ?
La réponse de Gadji Céli mêle espoir et réalisme. « Passons d’abord le premier tour. Nous avons une poule qui n’est pas facile mais nous pouvons tout de même passer le premier tour », assure-t-il.
Logés dans la poule de cette 23e édition de la Coupe du monde, les Éléphants ont hérité de l’Allemagne, de l’Équateur et de Curaçao comme adversaires.
Martial Galé







