
COJEP : Pourquoi Patrice Saraka reste finalement à la barre du Secrétariat Général
L’annonce a fait l’effet d’une déflagration au sein de la classe politique ivoirienne et sur les réseaux sociaux. Après sept années de services loyaux, le Dr Patrice Saraka, figure de proue et pilier stratégique du parti de Charles Blé Goudé, a exprimé son souhait de quitter ses fonctions. Retour sur les coulisses d’une « démission » avortée
C’est dans le cadre solennel des États Généraux du COJEP, qui se sont tenus du 21 février au 21 mars 2026, que le Dr Patrice Saraka a jeté un pavé dans la mare. Arrivé au terme d’un cycle de sept ans en tant que Secrétaire Général, ce fidèle parmi les fidèles a manifesté sa volonté de passer la main.
Selon des sources internes, le Dr Saraka souhaiterait désormais se consacrer à d’autres missions, estimant avoir accompli sa part du contrat à la tête de l’appareil administratif du parti.
Le « Non » catégorique de Charles Blé Goudé
Cependant, le scénario d’une transition au Secrétariat Général s’est heurté à la volonté du président du parti. Pour Charles Blé Goudé, le départ de son collaborateur le plus proche n’est pas à l’ordre du jour.
« Le Dr Saraka est jugé indispensable à l’équilibre actuel du mouvement. Pour la présidence du COJEP, l’heure est à la consolidation, pas au décentrement. »
Face à cette demande pressante de son leader, Patrice Saraka a dû revoir ses positions. Charles Blé Goudé lui a officiellement renouvelé sa confiance, lui demandant de continuer à tenir le gouvernail pour mener à bien les chantiers de restructuration en cours.
Si le COJEP traverse actuellement une phase de réorganisation profonde, le poste de Secrétaire Général reste donc l’exception qui confirme la règle.
Malgré ses velléités de retrait, Patrice Saraka demeure le chef d’orchestre du COJEP. Ce dénouement souligne non seulement le poids politique de l’homme, mais aussi la volonté de Charles Blé Goudé de s’entourer d’une garde rapprochée expérimentée pour affronter les défis électoraux et politiques à venir.
Le “pilier” ne bougera pas, du moins pour l’instant.
Hilaire Gueby







