
Rentrée solennelle 2026 de l’ABG-LAC / Dr N’Dri Philippe (secrétaire général du FDFP) : « La bonne gouvernance ne se décrète pas… »
Lemandatexpress – La rentrée solennelle de l’Académie de la bonne gouvernance et du leadership anti-corruption (ABG-LAC) a eu lieu ce lundi 20 avril 2026, à la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, à Yamoussoukro.
Étaient présents le président de la Haute Autorité pour la bonne gouvernance, Zoro Bi Épiphane, la ministre du Portefeuille de l’État et des Entreprises publiques, Mariétou Koné, ainsi que des ambassadeurs et des partenaires au développement.
C’est une cérémonie doublement significative qui s’est déroulée dans l’enceinte emblématique de la paix qu’est la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix de Yamoussoukro. Elle a été marquée à la fois par la rentrée solennelle de l’Académie de la bonne gouvernance et du leadership anticorruption, et par le lancement officiel de la formation dédiée à la conformité anticorruption. Deux signaux forts pour le tissu économique et institutionnel, comme l’a souligné d’entrée de jeu Dr N’Dri Philippe.
Après avoir rendu un hommage mérité au président de la Haute Autorité pour la bonne gouvernance, Épiphane Zoro Bi Ballo, pour son engagement et la rigueur qu’il insuffle à cette institution, le secrétaire général du FDFP, Dr N’Dri Philippe, a affiché son optimisme, affirmant que la Côte d’Ivoire avance avec détermination sur la voie de l’émergence. Une marche qui, selon lui, repose sur des fondements solides : la confiance, la transparence et l’intégrité des acteurs économiques et institutionnels.
Il a en outre avancé des chiffres relatifs à la bonne gouvernance dans le pays, indiquant que « avec un score de 45 sur 100 à l’indice de perception de la corruption 2024 de Transparency International, soit le 69e rang sur 180 pays, notre pays enregistre des progrès réels ». Selon le secrétaire général du FDFP, l’enjeu dépasse les classements : il s’agit de bâtir une économie dont la compétitivité repose non sur la rente ou la complaisance, mais sur la confiance et la crédibilité.
« La bonne gouvernance ne se décrète pas. Elle ne s’importe pas. Elle se construit patiemment, méthodiquement, par la formation professionnelle. Le FDFP n’est pas un bailleur ordinaire. Il est un opérateur stratégique du capital humain national », a-t-il indiqué. Avant d’ajouter en conclusion que la corruption n’est pas une fatalité, mais un risque. Et tout risque se prévient, se maîtrise et se combat.
Présidente de cérémonie, la ministre Mariétou Koné, en ouvrant officiellement les travaux, a déclaré : « Au-delà des normes et des procédures, c’est bien l’intégrité des femmes et des hommes qui fait la différence. Dans ma vision des entreprises publiques, celles-ci doivent jouer pleinement leur rôle et assurer efficacement leurs missions afin de répondre véritablement aux attentes du gouvernement et des populations. Ensemble, faisons de la bonne gouvernance un levier essentiel de la performance des entreprises publiques et privées, à travers un combat acharné et continu. Il n’y a pas de petites ou de grandes corruptions, car les effets peuvent être les mêmes. »
Joseph Kouakou
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