
JNSP 2026 : Vers un service public ivoirien résolument tourné vers le citoyen
À l’occasion de la Journée des Nations Unies pour le Service Public, la ministre d’État, ministre de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration, Anne Désirée Ouloto-Lamizana, a livré un message fort à la Nation. Ce discours marque l’ouverture officielle des Journées Nationales du Service Public (JNSP) 2026, qui se déroulent du 23 au 26 juin à travers tout le pays.
L’événement, qui succède aux traditionnelles Journées de la Fonction Publique, incarne une mutation profonde de la vision administrative ivoirienne. La ministre d’État a d’emblée rappelé la place centrale qu’occupe l’administration dans la trajectoire de développement du pays. Selon elle, la modernisation économique initiée par le sommet de l’État ne peut se détacher de la performance humaine.
Le membre du gouvernement a ainsi affirmé avec force qu’« aucune ambition nationale ne peut se réaliser durablement sans une administration publique performante, moderne, intègre et proche des citoyens ».
Cette orientation s’inscrit en droite ligne avec l’objectif de bâtir la Grande Côte d’Ivoire à l’horizon 2030, sous l’impulsion du Président Alassane Ouattara.
Le thème retenu cette année, « Ensemble, bâtissons un service public ami du citoyen », illustre cette volonté de placer l’usager au centre de toutes les attentions. Anne Désirée Ouloto-Lamizana a insisté sur le fait que la réussite du pays ne doit pas seulement s’évaluer à travers des indicateurs macroéconomiques ou des chantiers physiques.
Pour la ministre d’État, la véritable valeur de l’émergence nationale réside dans le quotidien des populations, précisant que la Grande Côte d’Ivoire « se mesure également à la qualité du service rendu aux populations et à la confiance accordée aux institutions publiques ».
Pour soutenir cette ambition, le gouvernement sous la direction du Premier Ministre Robert Beugré Mambé déploie de nouveaux outils de gouvernance. Le Baromètre National de la Qualité du Service Public va désormais permettre aux usagers d’évaluer directement l’efficacité des prestations de l’État.
La ministre a d’ailleurs fixé un cap très clair pour les années à venir. « Notre ambition est claire : atteindre un taux de satisfaction de 75 % des usagers à l’horizon 2030 », a-t-elle déclaré. Cette démarche participative marque une rupture avec les anciennes pratiques, car le service public se conçoit désormais de manière collaborative.
Cette transformation s’appuie sur des efforts de recrutement et de déconcentration massifs réalisés au cours des quinze dernières années, durant lesquelles les effectifs de la Fonction Publique sont passés de 130 000 à 325 000 agents. Bien que des défis comme les lenteurs administratives ou les conditions de travail des agents persistent, la ministre d’État a assuré que les réformes se poursuivront sans relâche.
Pour ce faire, elle appelle donc les fonctionnaires, les collectivités et l’ensemble de la population à s’impliquer massivement dans les débats qui s’ouvrent dans les districts d’Abidjan, de Yamoussoukro et les 31 chefs-lieux de région, afin de sceller ce nouveau pacte de confiance national.
Zéphirin Gohia







