
Cohésion sociale : le COJEP appelle à une parole publique apaisée et responsable
Le Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP) a réagis aux récentes déclarations du porte-parole du gouvernement sur la crise postélectorale de 2010-201.
Dans une déclaration signée par son porte-parole, Maître Serge Ouraga, a appelé, le mercredi 22 juillet 2026, les responsables politiques, en particulier le porte-parole du gouvernement, à privilégier une parole publique « mesurée, rassembleuse et tournée vers l’avenir », afin de préserver les acquis de la réconciliation nationale et de renforcer la cohésion sociale.
Le parti estime que près de 15 ans après cette crise, la Côte d’Ivoire poursuit un processus de reconstruction du tissu social et de réconciliation nationale qu’il juge « précieux mais fragile ». Selon la déclaration, les responsables publics sont appelés à faire preuve de retenue et de sens des responsabilités dans leurs interventions sur les sujets touchant à l’histoire récente du pays.
Pour le parti, la consolidation de la réconciliation nationale passe par une communication responsable et un recentrage du débat public sur les préoccupations essentielles des populations et invite les responsables politiques à privilégier un discours rassembleur et tourné vers l’avenir.
Serge Ouraga, rappelle également que l’ancien président «Laurent Gbagbo a été définitivement acquitté par la Cour pénale internationale des faits liés à la crise postélectorale», tout en indiquant que cette décision judiciaire constitue un élément du traitement institutionnel de cette période et que la parole publique devrait s’inscrire dans une logique d’apaisement.
Le COJEP considère, par ailleurs, que les préoccupations prioritaires des populations portent aujourd’hui sur l’emploi des jeunes, la santé, l’éducation, la justice, le pouvoir d’achat, la sécurité, le développement économique et le renforcement des institutions. Il estime que ces questions devraient demeurer au cœur du débat public.
La formation politique invite aussi l’ensemble de la classe politique, majorité comme opposition, à privilégier un débat démocratique fondé sur le respect mutuel, la responsabilité et la recherche permanente de l’unité nationale, fustigeant que les divergences politiques ne doivent pas compromettre les efforts de réconciliation.
Réaffirmant son engagement en faveur d’une Côte d’Ivoire « réconciliée, stable et prospère », le COJEP appelle chaque responsable public à contribuer, par ses prises de parole, au renforcement de la cohésion sociale et de l’unité nationale.
Kouassi N’Goran







