
Équipe de France : Zidane veut imprimer sa marque, « DD, c’est DD. Laurent Blanc, c’était Laurent Blanc. Zizou, c’est Zizou »
Attendu depuis de longues années, Zinédine Zidane a été officiellement nommé sélectionneur de l’équipe de France, ce mardi 28 juillet, pour un mandat de quatre ans. Figure emblématique du football français et champion du monde 1998, il a accueilli cette nouvelle mission avec enthousiasme. Son ambition est claire : imprimer sa propre identité à une sélection au potentiel exceptionnel.
« Le style, vous allez le voir bientôt », a-t-il déclaré avec le sourire lors de sa conférence de presse de présentation. Avant de poursuivre : « Je suis animé par le jeu. J’ai été un numéro 10, ce qui m’anime, c’est d’aller marquer des buts, le jeu. J’ai vécu 25 ans en Espagne, vous savez ce que ça veut dire. Sur le terrain, j’étais un leader. Aujourd’hui, je veux devenir leader, par mon expérience, par ce que je crois être comme entraîneur. Vous allez voir ça tranquillement. »
Conscient des attentes qui accompagnent sa prise de fonction à la tête des Bleus, Zinédine Zidane entend laisser son empreinte sans renier l’héritage de ses prédécesseurs. « On va faire différent, sincèrement. DD, c’est DD. Laurent Blanc, c’était Laurent Blanc. Zizou, c’est Zizou. Je vais essayer de faire ce que je sais faire. Il n’y a pas de rupture non plus. Je veux rester dans la continuité pour que l’équipe de France continue de gagner. »

Pour l’ancien entraîneur du Real Madrid, il n’y avait qu’une seule destination possible. Depuis son départ du club madrilène, il a repoussé toutes les sollicitations afin de pouvoir un jour diriger la sélection nationale.
« C’est une continuité, quelque part un rêve. J’ai eu des propositions pendant ces 4-5 ans où j’ai arrêté pour reprendre un club, a-t-il reconnu. Et je les ai toutes refusées pour l’équipe de France, car c’est la seule chose que je voulais faire après mon expérience au Real Madrid. Je l’ai connue gamin, j’ai commencé minime, j’ai franchi toutes les étapes jusqu’à la sélection A, le summum. La seule chose qui m’anime, c’est de pouvoir travailler pour cette équipe et qu’elle continue à gagner. »
Durant ces cinq années d’attente, le technicien français assure ne pas être resté inactif. « Pendant cinq ans, je ne me suis pas tourné les pouces, a-t-il confié. J’ai vu beaucoup, énormément de matches, et même plus que lorsque j’étais entraîneur du Real Madrid. Cela me donnait la possibilité de voir beaucoup d’autres matches, pas seulement ceux de l’équipe contre laquelle j’allais être confronté. »
Cette période lui a notamment permis d’observer l’évolution du football moderne, marqué par une utilisation toujours plus importante des données statistiques, ainsi que par une intensité et une vitesse de jeu accrues. Il s’est également intéressé de près aux performances des Bleus. « J’ai surtout vu beaucoup de matches de l’équipe de France. Dans son ensemble, je peux vous dire qu’il y a un gros potentiel. »
Reste désormais à savoir comment Zinédine Zidane exploitera le riche potentiel offensif de son effectif tout en apportant des solutions aux interrogations qui subsistent au milieu de terrain et en défense. L’équilibre entre les différents secteurs de jeu sera l’un des principaux défis de son mandat.
Une chose est certaine : le nouveau sélectionneur aborde cette aventure avec sérénité et détermination. « Il n’y a pas de piège, c’est un métier complètement différent, c’est sûr, admet la légende tricolore. J’ai connu celui de club. Aujourd’hui, c’est quelque chose de nouveau pour moi, mais ça ne me fait pas peur. Comme c’est ce que je voulais faire, je crois que je vais connaître un équilibre entre ma vie personnelle et l’équipe de France, et ça me va parfaitement. Je n’ai pas de difficulté, je suis prêt à cela. »
Martial Galé






