
PPA-CI : le pilier « Femmes et Familles » du Pacte social place l’autonomisation des femmes au cœur de son projet
Le PPA-CI a poursuivi la présentation des piliers de son Pacte social en mettant en lumière, ce mardi 28 juillet, le volet « Femmes et Familles ». Droits des femmes, éducation des filles, entrepreneuriat, santé et leadership politique figurent parmi les six axes prioritaires défendus par le parti de Laurent Gbagbo pour renforcer la place des femmes dans la société ivoirienne.
Porté par le président Laurent Gbagbo et le PPA-CI, le Pacte social ambitionne de bâtir « une Côte d’Ivoire plus juste, plus solidaire, plus inclusive et plus prospère ». Selon Dame Béssé Dominique, ce projet repose sur plusieurs piliers, dont le cinquième, consacré aux femmes et aux familles, revêt une importance particulière.
Le PPA-CI fait des femmes et des familles un pilier central de son Pacte social
« Aujourd’hui, nous faisons focus sur celui qui touche le cœur même de nos foyers : les femmes et les familles. Ce pilier part d’une conviction simple, rappelée par le vice-président exécutif Jean-Gervais Tchéidé, coordonnateur général du Pacte social : la famille est le noyau de la société, et la femme en est le socle. Si l’on ne protège pas la famille, on fragilise toute la société ivoirienne. Et si l’on n’autonomise pas la femme, on prive ce socle de sa force. Construire une société forte, c’est renforcer les droits des femmes et leur autonomie, notamment par l’accès à la formation et aux financements. C’est aussi garantir aux jeunes filles un accès égal à l’éducation afin qu’elles ne partent pas désavantagées dans la vie », a-t-elle déclaré.
Le pilier « Femmes et Familles » s’articule autour de six axes stratégiques : les droits des femmes, l’éducation des filles et la formation des femmes, les femmes rurales et celles du secteur informel, l’autonomisation économique et l’entrepreneuriat, la santé et la protection sociale, ainsi que la représentation et le leadership politique des femmes.
S’agissant des droits des femmes, le PPA-CI dénonce les inégalités salariales, les difficultés d’accès à l’emploi formel, les obstacles à l’accès aux postes de responsabilité, le harcèlement et les violences en milieu professionnel, l’accès limité au foncier en zone rurale ainsi que la sous-représentation des femmes dans les instances de décision politique et économique. Le parti appelle notamment à renforcer l’application effective des lois protégeant les femmes.
Sur le volet éducatif, le Pacte social met en avant les mariages et les grossesses précoces, qui interrompent la scolarité des jeunes filles, ainsi que les violences basées sur le genre et le harcèlement en milieu scolaire. Le PPA-CI préconise la suppression de tous les obstacles au maintien des jeunes filles à l’école, le renforcement des mesures de lutte contre l’échec scolaire et la réinstauration des internats.
Un meilleur accès des femmes aux financements
En matière d’autonomisation économique, le parti plaide pour un meilleur accès des femmes aux financements afin de leur garantir une véritable indépendance économique et de favoriser leur émancipation par l’entrepreneuriat.
Leadership politique : le PPA-CI appelle à une représentation accrue des femmes
Sur le plan politique, le PPA-CI relève une progression de la représentation des femmes dans les institutions élues, tout en estimant qu’elle demeure insuffisante. À l’Assemblée nationale, le nombre de femmes députées est passé de 29 sur 255 en 2016 (11,4 %) à 37 sur 255 en 2021 (14,5 %), puis à 46 sur 255 en 2025 (18 %). Au Sénat, les femmes occupent 24 sièges sur 99, soit 24,24 % des effectifs. En revanche, au niveau des conseils régionaux, seules deux femmes président une région sur les 31 que compte le pays, soit 6,5 %, une proportion jugée très faible par le parti.
Pour inverser cette tendance, le Pacte social prévoit la création d’une Initiative nationale pour le leadership féminin, un programme permanent destiné à identifier, former, accompagner et soutenir les femmes dans l’accès aux fonctions électives et aux postes de décision.
En définitive, le PPA-CI estime que le pilier « Femmes et Familles » constitue une réponse concrète aux préoccupations des Ivoiriens à travers ses six axes prioritaires : les droits, l’éducation, le monde rural, l’économie, la santé et le leadership. Le parti invite par ailleurs ses militants à porter les préoccupations des femmes et des familles des quartiers et des villages jusqu’au Livre blanc du Pacte social.
« Lorsqu’une femme est épanouie, protégée et économiquement autonome, c’est toute la famille qui progresse, et avec elle, la société tout entière », a conclu Dame Béssé Dominique.
Martial Galé







