Un nouveau virage pour l’excellence, l’indépendance sous deux angles, le carburant fait monter la pression… (La Matinale Expresse)
L’édition 2026 du Prix national d’excellence, organisée hier au Palais de la Présidence, marque un tournant dans cette célébration du mérite. Pendant ce temps, la fête de l’Indépendance 2026 approche à grands pas, entre enthousiasme et grogne. Le carburant occupe également le débat public dans un contexte marqué par le réajustement des prix à la pompe. De même que l’orpaillage clandestin, qui réveille le souvenir d’Henri Konan Bédié…
L’excellence est exaltée et célébrée, une nouvelle fois, avec en toile de fond une contribution soutenue au développement socio-économique du pays. Quatre-vingts modèles sont ainsi passés sous les projecteurs du mérite, en présence du chef de l’État. Treize ans que cela dure. « Nous poursuivons nos efforts de promotion de l’excellence et de construction d’une société du travail », rappelle le président Ouattara qui, selon L’Abidjanais, a mis « les lauréats devant leurs responsabilités ».
« Franchir une nouvelle étape »
Le PNE doit continuer d’inspirer et de créer des modèles. Ainsi, de la tribune de cette nouvelle édition, le Président de la République a fait une importante annonce portant sur une réforme du Prix. « Nous devons franchir une nouvelle étape », a-t-il recommandé, dans des propos relayés par Le Mandat.
En attendant, les lauréats, au nombre desquels Assitat Ouattara, maire de Gbéléban, Marie-Laure N’Goran, présidente de l’UNJCI, ou encore Isidore Kouadio, du Trésor public, sont magnifiés à leur juste valeur.
Entre doute et espoir
Une célébration qui en précède une autre. À Yopougon, épicentre du 66e anniversaire de l’Indépendance de la Côte d’Ivoire, la fête approche, indique Aujourd’hui, évoquant « les préparatifs du défilé militaire de la commémoration ». L’Informateur renchérit, soulignant que « le village de l’Indépendance vibre en attendant Alassane Ouattara ». Mais ce rendez-vous institutionnel ne fait pas l’unanimité dans la presse, où l’événement est abordé sous deux angles.
Ainsi, pour Notre Voie, l’Indépendance 2026 a été « transformée en une beuverie populaire à Yopougon ». Une affirmation née d’une interprétation du grand bal populaire annoncé dans l’effervescente commune du nord d’Abidjan, qui a connu une profonde mue à cette occasion. L’Inter, pour sa part, constate des commerçants partagés entre doute et espoir. Qu’à cela ne tienne, le Vice-Premier ministre, ministre de la Défense, a lancé les festivités aux côtés du maire Adama Bictogo.
Des transporters menacent
La fête de l’Indépendance ne fait pas oublier le dernier réajustement des prix du carburant. Bien au contraire, le débat reste vif et le ton monte. Ainsi, Le Temps se fait l’écho des transporteurs, « en colère », qui « menacent » à la suite de l’augmentation des prix.
Plus incisif, Le Nouveau Réveil enfonce le clou, accusant le RHDP de se moquer des Ivoiriens dans le cadre de cette hausse, en référence, sans nul doute, aux éclairages apportés sur cette nouvelle donne tarifaire. De son côté, le gouvernement tente de calmer le jeu par le dialogue. Dans Le Patriote, le ministre des Transports, Amadou Koné, insiste sur l’« important effort de l’État pour limiter l’impact sur les populations ». Tout compte fait, le débat devrait se poursuivre encore quelque temps avant de s’apaiser.
« L’histoire donne raison à Bédié »
Quant à l’orpaillage clandestin, il reste toujours d’actualité. À l’occasion du troisième anniversaire du décès d’Henri Konan Bédié, le ministre Gnamien Yao, grand conférencier du PDCI-RDA, en a remis une couche. Selon lui, « l’histoire donne raison à Bédié sur l’orpaillage clandestin ». Il affirme que l’orpaillage est devenu le nid d’une criminalité transfrontalière organisée.
De son côté, Ivoire Hebdo a rediffusé une production intitulée « Orpaillage clandestin, la destruction silencieuse ». En somme, un fléau qui, malgré les campagnes de sensibilisation et les autres mesures draconiennes, continue de détruire les cours d’eau et les sols à travers le pays.
À demain.
Martial Galé







