Hausse des prix du carburant : Gouvernement, transporteurs et consommateurs relancent le dialogue, les tarifs de transport maintenus
Malgré la hausse des prix des carburants entrée en vigueur le 1er août, les tarifs du transport resteront inchangés. À l’issue d’une réunion présidée lundi 3 août par le ministre des Transports et des Affaires maritimes, Amadou Koné, les organisations de transporteurs ont accepté de maintenir le gel des prix, tandis que le cadre tripartite réunissant l’État, les transporteurs et les associations de consommateurs sera réactivé afin de trouver des solutions durables aux difficultés du secteur.
Le ministre a appelé l’ensemble des acteurs à faire preuve de responsabilité dans un contexte marqué par la hausse des cours internationaux du pétrole. « Nous devons tous nous serrer la ceinture », a-t-il déclaré, rappelant que le gouvernement avait déjà différé une précédente augmentation afin d’en limiter les effets sur les populations.
Amadou Koné a souligné que l’État continue d’absorber une partie de la hausse des prix des carburants. Sans cette intervention, le litre de super aurait dépassé les 1 200 FCFA et celui du gasoil avoisinerait les 900 FCFA. Il a également rassuré les transporteurs en précisant que « ce n’est pas une augmentation indéfinie dans le temps » et que les prix pourront être revus à la baisse si les cours internationaux se détendent.
Les représentants des transporteurs ont toutefois rappelé leurs difficultés. Le directeur général du Haut Conseil du Patronat des Entreprises de Transport Routier (HCPTR), Diaby Ibrahim, a dénoncé l’absence de concertation préalable et insisté sur plusieurs revendications, notamment la réduction des péages, la suppression des frais de pesage et la diminution des contrôles routiers.
Le président de la Coordination nationale des gares routières (CNGR), Touré Adama, a rappelé que le carburant représente près de 45 % des charges d’exploitation du secteur, soulignant l’impact considérable de toute variation des prix sur les transporteurs.
De son côté, Abdoulaye Sylla, président de la Fédération nationale des syndicats des chauffeurs de Côte d’Ivoire (FENSCI), a proposé la création d’une centrale d’achat pour faciliter l’acquisition des pièces de rechange ainsi qu’un mécanisme de prélèvement sur les produits pétroliers afin de constituer un fonds capable d’amortir les futures flambées des prix. Présent à la rencontre, Soumahoro Ben N’Faly, président de la Fédération ivoirienne des consommateurs Le Réveil (FICR), a salué la relance du cadre de concertation, estimant qu’il permettra de préserver à la fois le pouvoir d’achat des populations et les intérêts des professionnels.
Au terme des échanges, les transporteurs ont confirmé le maintien du gel des tarifs, tandis que l’ensemble des parties a été mis en mission pour faire vivre ce cadre permanent de dialogue et aboutir rapidement à des mesures concrètes en faveur du secteur.
MK







