Nouvelle gouvernance électorale : l’expression “d’une maturité démocratique” soutient Alassane Ouattara
Dans son adresse à la Nation prononcée à l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, le président Alassane Ouattara a consacré une partie de son intervention à la réforme de la gouvernance électorale. Le chef de l’État a présenté cette transformation comme une avancée majeure destinée à consolider la démocratie ivoirienne et à restaurer davantage la confiance des acteurs politiques dans le processus électoral.
Quelques semaines après l’annonce de la nouvelle architecture électorale par le Premier ministre, le 22 juin dernier, le président de la République a réaffirmé la volonté du gouvernement de tourner la page de l’ancienne Commission électorale indépendante (CEI), dissoute dans le cadre de cette réforme institutionnelle.
Pour Alassane Ouattara, cette refonte répond à une ambition claire : parachever la normalisation du système électoral ivoirien tout en renforçant sa crédibilité.
« C’est dans cet esprit que le gouvernement a engagé la réforme de la gouvernance électorale après la dissolution de la Commission électorale indépendante. Cette réforme, qui vise à parachever la normalisation de notre système électoral, est une étape de notre maturité démocratique », a déclaré le président.
Le nouveau dispositif prévoit une répartition plus nette des missions liées au processus électoral. L’organisation matérielle des scrutins, le recensement des suffrages et l’observation des élections seront désormais assumés par des entités distinctes. Selon le chef de l’État, cette séparation des responsabilités doit permettre de renforcer la transparence des opérations électorales, d’accroître la confiance de l’ensemble des parties prenantes et de consolider durablement les institutions démocratiques.
Au-delà de l’aspect institutionnel, Alassane Ouattara a lancé un appel à l’implication de tous les Ivoiriens dans la mise en œuvre de cette réforme. Il a invité les citoyens, les acteurs politiques et les composantes de la société à contribuer à cette modernisation afin de faire progresser la démocratie dans le respect des institutions de la République.
Cette réforme de la gouvernance électorale constitue l’un des principaux chantiers institutionnels engagés par les autorités après la présidentielle de 2025. Elle devrait aboutir à la mise en place d’un nouvel organe chargé de l’organisation des élections, dans l’objectif affiché de garantir des scrutins plus transparents, plus crédibles et davantage consensuels.
Martial Galé







