Décès mystérieux d’un douanier à Yamoussoukro : les syndicats de douanes appellent à faire la lumière
Le corps sans vie du sergent-chef Coulibaly Lamtou Aimé, agent de douane, en service à la brigade mobile des Douanes de Yamoussoukro, a été découvert le 4 août dans un lac dans ladite ville.
Face à cette disparition mystérieux, les syndicats des douanes, réunis à Cocody-Mermoz, le dimanche 23 août 2026, ont fait part de leur « grande consternation » et de leur « vive émotion » du drame qui a emporté leur collègue.
Les organisations syndicales des Douanes de Côte d’Ivoire appellent à l’ouverture d’une enquête approfondie, impartiale et transparente sur les circonstances du décès. Par la voix du porte-parole, le capitaine Kouassi Kouamé, les organisations syndicales ont insisté sur l’importance de faire toute la lumière sur cette affaire. Elles ont notamment appelé à éviter toute conclusion hâtive avant la fin des investigations et l’établissement officiel des faits.
Cette demande intervient alors qu’une procédure judiciaire est déjà en cours. Dans un communiqué publié le 18 août 2026, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Toumodi a annoncé l’ouverture d’une enquête confiée à la Brigade de recherche et d’investigation de la Police nationale, avec le concours de la police scientifique.
Les syndicats souhaitent que l’ensemble des éléments susceptibles de contribuer à la manifestation de la vérité soient soigneusement préservés et exploités. Ils citent notamment les témoignages, les images de vidéosurveillance, les communications ainsi que les différents indices matériels pouvant permettre de reconstituer les circonstances du décès.
Ils demandent également que toutes les personnes susceptibles d’être impliquées dans les événements ayant précédé la mort du douanier soient identifiées et que les responsabilités soient établies conformément aux dispositions légales en vigueur.
Les organisations syndicales ont, par ailleurs, appelé au strict respect des procédures judiciaires. Elles ont invité les personnalités publiques à faire preuve de réserve afin de ne pas interférer dans le travail des enquêteurs ni influencer l’opinion publique avant que les faits ne soient officiellement établis.
« Les syndicats des Douanes ne réclament ni vengeance, ni justice expéditive. Ils réclament simplement la vérité et la justice », a déclaré le capitaine Kouassi Kouamé, soulignant ainsi la volonté des organisations syndicales de voir la procédure aller jusqu’à son terme.
Selon les éléments communiqués par le parquet, le rapport médical requis conclurait à une mort consécutive à une noyade. Le sergent-chef Coulibaly aurait été impliqué, le 3 août, dans un accident de la circulation avant d’avoir une altercation avec un groupe d’individus qui lui auraient porté des coups. Il aurait ensuite été conduit à l’hôpital Saint-Joseph Moscati de Yamoussoukro par les sapeurs-pompiers, avant de quitter l’établissement. Le lendemain, vers 11 h, il aurait été aperçu au commissariat du 2e arrondissement en compagnie d’un ami. Son corps a finalement été retrouvé quelques heures plus tard, aux environs de 17 h, dans un lac situé à proximité d’une station-service.
Le parquet a assuré que les investigations se poursuivaient afin de déterminer les circonstances exactes du décès et a appelé à la prudence dans l’interprétation des faits, en attendant les conclusions définitives de l’enquête. De leur côté, les syndicats ont présenté leurs condoléances à la famille, aux proches du défunt et à l’ensemble des agents des Douanes, annonçant l’organisation prochaine d’un hommage en mémoire de leur collègue.
Kouassi N’Goran







