Atelier sur l’orpaillage illégal à Yamoussoukro/Gl Vagondo Diomandé : « La répression sera intensifiée sur l’ensemble du territoire national »
Les assises de Yamoussoukro visent à harmoniser les approches, les méthodes d’action et les mécanismes d’intervention des différents acteurs impliqués dans la lutte contre l’orpaillage illégal, afin de renforcer la coordination de leurs actions et de contribuer à la mise en place d’un dispositif national intégré, cohérent, coordonné et durable.
Prenant la parole au cours du rendez-vous de Yamoussoukro, le général Vagondo Diomandé, ministre l’intérieur et de la sécurité a laissé entendre que, cette préoccupation majeure que constitue l’orpaillage illégal doit interpeller désormais toute la nation. Aux dires du membre du gouvernement, l’expansion progressive touche aujourd’hui nos villes, touche tout aussi nos villages et nos campements. L’avait souligné d’entrée. « C’est une activité qui se pratique aujourd’hui parfois à visage découvert au mépris de la réglementation en vigueur. Désormais, cette activité illégale touche une part croissante de nos populations. Elles sont une expansion en train de graves conséquences environnementales, des conséquences sociales, des conséquences économiques, mais aussi des conséquences sécuritaires, notamment la pollution des eaux par le mercure, la dégradation souvent irréversible des sols. La déforestation, la prolifération de la drogue, les attentes aux mœurs, ainsi que le blanchiment des capitaux sont légions.» a-t-il décrié.
Face à cette situation, le ministre de la sécurité a appelé à changer de fusil d’épaule. « Nous devons changer d’échelle dans notre action, pour préserver notre environnement La répression sera renforcée, elle sera intensifiée sur l’ensemble du territoire national, avec une capacité d’intervention plus rapide, notamment grâce au déploiement de moyens spéciaux, je pense aux drones de surveillance. La police scientifique sera également pleinement associée à cette lutte, afin de contribuer à l’identification et au démantèlement des réseaux, mais aussi à la mise en évidence des différentes formes de complicité qui favorisent le maintien et l’expansion de cette activité » A-t-il averti. Pour le ministre de l’intérieur et de la sécurité, dans ce dispositif, le préfet devra jouer un rôle central, en sa qualité de premier responsable local de la sécurité et de représentant de l’État. Il lui appartiendra donc de coordonner l’ensemble des mécanismes, les mécanismes de lutte. Il lui appartiendra aussi de veiller au suivi des opérations de déguerpissement et de réhabilitation des sites concernés, et également de mobiliser l’ensemble des forces vives de sa circonscription. A-t-il conclu. Le ministre, Directeur de cabinet du président de la République, Fidèle Sarassoro, secrétaire exécutif du CNS, représentant le président de la république Alassane Ouattara, président du conseil national de la sécurité (CNS), à l’ouverture des travaux, s’est réjoui de la présence des spécialistes, des professionnels et des acteurs de premier plan qui sont les préfets de région, les présidents des Conseils régionaux, les officiers supérieurs de nos forces de défense et de sécurité, les directeurs régionaux, les directeurs centraux, les chefs de services, les représentants de la Chambre nationale des rois et chefs traditionnels , ainsi que les représentants des organisations professionnelles du secteur minier , qui prennent part aux débats de la capitale politique .
« Ce fléau constitue un risque de sécurité majeur car les importantes ressources financières qu’il génère ont souvent augmenté des cercles mafieux et des groupes armés terroristes. C’est pour toutes ces raisons que nos forces de défense et de sécurité mènent depuis plusieurs années, sous les instructions du chef de l’État, Son Excellence Alassane Ouattara, une lutte acharnée contre ce phénomène » a donné du conclave. » Selon le représentant du chef de l’État, des résultats très encourageants ont été obtenus depuis 2021 par le Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal et la Brigade de répression des infractions au Côte d’Ivoire. Dressant un bilan à mi-parcours, le ministre, directeur de cabinet, a révélé que ; de juillet 2021 à juillet 2026, plus de 1 000 sites colonisés et colonisés ont été déguerpis à travers près de 8 500 opérations. Ces opérations ont également permis de déférer 4 665 individus et de saisir, environ 136 kilogrammes d’or, près d’un milliard de francs CFA ainsi que 745 pelleteuses et de nombreux équipements. Pour le secrétaire exécutif du CNS, derrière ces chiffres, il y a la détermination de l’État de Côte d’Ivoire qui a déjà investi plus de 15 milliards de francs CFA dans la lutte contre ce fléau. « Cependant, ces résultats ne doivent pas nous conduire à l’autosatisfaction. Ils doivent, au contraire, nous pousser à aller encore plus loin et faire en sorte d’y dégager.
« L’atelier de ce jour se tient sur instruction du Conseil National de Sécurité. Ses instructions sont claires : Il s’agit de responsabiliser davantage les membres du corps préfectoral tout en leur donnant des moyens et un rôle accru dans la lutte. Il s’agit de renforcer le renseignement et le système d’alerte précoce. Il s’agit d’accroître les capacités des forces de défense et de sécurité afin de leur permettre de démanteler promptement les sites idéaux et de mettre en place des dispositifs adéquats pour éviter les décolonisations », a-t-il conseillé.
JOSEPH KOUAKOU







