Côte d’Ivoire : nuage d’incertitudes sur l’alliance PDCI-PPA-CI à l’horizon 2028 et 2030
Très souvent engagés dans des alliances stratégiques, le PDCI et le PPA-CI entretiennent le flou en ce qui concerne le processus électoral à venir.
Un nouveau processus électoral se profile en Côte d’Ivoire. Les élections locales (municipales, régionales) en 2028 et la présidentielle en 2030. Ces échéances sont déjà dans le viseur des différents acteurs de la scène politique. Cela passe, bien évidemment, par l’installation de la nouvelle gouvernance électorale, qui va combler le vide consécutif à la dissolution de la CEI.
Concernant ce nouvel organe, plusieurs partis politiques d’opposition ont décidé de s’organiser pour parler d’une même voix. La première rencontre tenue dans ce cadre, le 1er septembre au siège du PPA-CI, a été marquée par l’absence du PDCI. Un détail loin d’être anodin. On peut y voir un signe évident du malaise entre les deux camps. Mais, en attendant la version officielle, c’est la perspective des échéances électorales qui interroge. Si l’on s’en tient à la succession des événements depuis les législatives de décembre 2025, c’est un nuage d’incertitudes qui s’amoncèle sur l’éventualité d’une stratégie commune entre PDCI-RDA et PPA-CI.
Déjà, on peut visiblement tirer un trait sur l’alliance de Yopougon en ce qui concerne les municipales, même si, en politique, « on ne sait jamais », comme l’a rappelé Dano Djédjé dans sa réaction aux déclarations de Dia Houphouët. Quid des autres circonscriptions ? Tout dépendra des forces en présence.
Les doutes concernent, en outre, la présidentielle. Déjà, il faut que les deux parties résolvent la question de leurs candidats respectifs. Si Gbagbo est visiblement à la porte de sortie, donc peut-être moins tenté par un autre challenge, Thiam, lui, reste dans l’œil du cyclone concernant son éligibilité. Le président du PDCI, installé hors du pays depuis plus d’un an, fait face à une série de procès à Abidjan.
Aussi, dans un contexte où le choc des idéologies et les égos plombent les initiatives communes, le PDCI et le PPA-CI n’apparaissent pas comme les premiers candidats à une coalition de l’opposition pour la conquête du pouvoir d’État. Certains, comme Yasmina Ouégnin, sont convaincus que le parti doyen n’a pas besoin du PDCI pour gagner une élection. Allez-y comprendre quelque chose.
Dans le même moment, une tendance du vieux parti est portée sur un rapprochement avec le RHDP. Ce sont deux partis qui partagent la même idéologie. Une surprise du chef n’est donc pas à exclure dans cette atmosphère marquée par le flou total sur la cohabitation entre le PDCI et le PPA-CI.
M. Galé







