Conduite en sens inverse : La tolérance zéro entre en vigueur
La Côte d’Ivoire durcit le ton contre les comportements dangereux sur les routes. À l’ouverture de la 7ᵉ session de l’année 2026 de la Commission Spéciale de Suspension et de Retrait de Permis de Conduire, jeudi 10 septembre, le Directeur général des Transports terrestres et de la Circulation (DGTTC), Oumar Sacko, a annoncé un changement de cap dans la lutte contre l’incivisme routier.
Désormais, tout conducteur pris en flagrant délit de conduite en sens inverse sera convoqué devant la Commission de suspension et de retrait du permis de conduire. La mesure concerne également les usagers qui, de manière manifeste, délibérée et volontaire, enfreignent le Code de la route. « Nous avons décidé de vraiment passer à une autre étape, celle de la tolérance zéro », a indiqué le responsable de la DGTTC. Cette nouvelle orientation intervient alors que la Commission a examiné, au cours de cette 7ᵉ session, 34 dossiers, comprenant notamment 14 accidents mortels, 7 accidents avec dégâts corporels, 11 accidents avec dégâts matériels, ainsi que plusieurs infractions au Code de la route.
Selon Oumar Sacko, l’objectif est désormais de considérer les infractions routières comme un véritable facteur de risque. Les comportements dangereux seront donc plus sévèrement sanctionnés, y compris lorsqu’ils n’ont pas encore provoqué d’accident. Les sanctions peuvent aller jusqu’à cinq ans de suspension du permis de conduire. Le DGTTC rappelle que la sanction constitue aussi un moyen de sensibilisation. Il souligne par ailleurs que plus de 90 % des accidents seraient liés au comportement humain à savoir, le non-respect du Code de la route, l’imprudence et le manque de courtoisie au volant.
Avec cette politique de « tolérance zéro », les usagers de la route sont donc clairement avertis ; rouler en sens inverse ne sera plus traité comme une simple infraction, mais comme un comportement suffisamment grave pour entraîner le passage devant la Commission et une lourde sanction. La prochaine session de la Commission est annoncée dans un mois.
Mathias Kouamé







