Lemandatexpress-La mise en place du nouvel organe pour conduire les futures élections en Côte d’Ivoire continue d’alimenter les débats au sein de la classe politoque.
Dans une contribution publiée récemment sur les réseaux sociaux, et relayée par l’AIP, le président d’Aujourd’hui et demain, la Côte d’Ivoire (ADCI), Assalé Tiémoko Antoine a fait pladoyer pour l’ouverture d’un dialogue politique inclusif sur la mise en place du ce nouvel outil qui aura en charge l’organisation des élections en Côte d’Ivoire.
Pour Assalé Tiémoko Antoine, le dialogue politique ne doit pas être réservé aux périodes de crise. Il constitue, selon lui, un instrument de prévention des tensions et de consolidation de la démocratie.
L’acteur politique conteste ainsi l’argument selon lequel l’absence de crise en Côte d’Ivoire ne justifierait pas l’ouverture de discussions entre les différentes forces politiques.
Il soutient que les acteurs politiques doivent s’accorder sur les règles du jeu démocratique en amont des échéances électorales, afin de prévenir les contestations et de favoriser un climat politique apaisé.
Le futur organe électoral au cœur des discussions
Le président de l’ADCI considère que les critiques ayant conduit à la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) rendent nécessaire une concertation approfondie sur l’institution appelée à lui succéder.
« La question est de savoir si le futur organe électoral sera le produit d’une volonté unilatérale du pouvoir ou l’aboutissement d’un consensus national », fait-il valoir.
À travers cette interrogation, il met en avant la nécessité de parvenir à un accord sur les modalités de mise en place et le fonctionnement de la future structure électorale.
Pour lui, les échanges entre les autorités et les acteurs politiques ne sauraient garantir, à eux seuls, un consensus véritable si les discussions ne permettent pas une participation effective des différentes composantes de la société.
La place de l’opposition et des minorités
Au-delà de la réforme de l’organe électoral, Assalé Tiémoko insiste sur la prise en compte des différentes sensibilités politiques dans la conduite des affaires publiques.
Il estime que la victoire électorale confère à la majorité la responsabilité de gouverner, sans pour autant l’autoriser à marginaliser les voix de l’opposition et des minorités.
« La démocratie n’est pas seulement le règne de la majorité. Elle est aussi la protection de la minorité », soutient-il.
Le président de l’ADCI met ainsi en garde contre les risques d’affaiblissement de la légitimité des institutions lorsque les préoccupations des différents acteurs politiques ne sont pas suffisamment prises en compte.
Son plaidoyer place la recherche du consensus au centre des enjeux liés à la réforme électorale et à la mise en place du futur organe chargé de l’organisation des élections en Côte d’Ivoire.
Kouassi N’Goran



