Le leader du parti des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (PASTEF), Ousmane Sonko, remet en question plusieurs orientations budgétaires du gouvernement sénégalais dans le cadre de la loi de finances rectificative de 2026 et du projet de budget 2027. Selon RTS Info, il plaide pour une révision de certains arbitrages, notamment sur les subventions aux hydrocarbures, la fiscalité et les dépenses sociales.
Au cœur de ses préoccupations figure la réduction des subventions aux produits pétroliers. D’après les chiffres rapportés par RTS Info, l’enveloppe, initialement estimée à 790 milliards de FCFA, passerait à 552 milliards en 2026, puis à 479 milliards en 2027. Ousmane Sonko estime que cette baisse pourrait entraîner une hausse des prix des hydrocarbures et affecter le pouvoir d’achat des ménages.
Sur le plan fiscal, il propose notamment de ramener le taux de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 18 % à 15 %. Il préconise également des ajustements concernant certaines taxes spécifiques et les droits de douane, ainsi qu’un renforcement du recouvrement des recettes fiscales.
Lire aussi//: Sénégal-Elu président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko sans détour
Les dépenses sociales et l’investissement public constituent un autre point de désaccord. Ousmane Sonko appelle à une réévaluation des crédits alloués à des secteurs tels que l’Éducation nationale, la Famille et la Solidarité ainsi que la Formation professionnelle. Il dénonce également une réduction de 555 milliards de FCFA des dépenses d’investissement qu’il attribue au projet de loi de finances rectificative.
Le leader de PASTEF souhaite par ailleurs que la gestion des fonds spéciaux fasse l’objet d’un encadrement juridique plus précis. Ces différentes propositions doivent, selon lui, être prises en compte dans l’examen des textes budgétaires.
Face à ces divergences, PASTEF entend défendre ses amendements au cours des débats parlementaires. Selon RTS Info, le parti n’exclut pas de voter contre les textes si ses principales demandes ne sont pas satisfaites.
Sonia FAITAI



