Jacqueville a accueilli un nouvel atelier consacré à la formation des acteurs à l’utilisation et à la mise en œuvre de la taxonomie verte des entreprises en Côte d’Ivoire. Organisée par la Direction des Études, de la Planification et des Statistiques (DEPS) du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, cette rencontre s’inscrit dans la continuité d’une première rencontre organisée en septembre dernier, dans la même localité.
Présidant la cérémonie d’ouverture au nom du ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, le Directeur de Cabinet Kouadio Parfait a souligné l’importance de cet outil pour orienter les investissements vers des activités économiques durables. Il a rappelé que la taxonomie verte permet d’identifier et de classifier les activités contribuant aux objectifs environnementaux et climatiques du pays, tout en favorisant la transparence et en limitant les risques d’écoblanchiment.
Après l’élaboration et la validation du référentiel national, l’enjeu est désormais de favoriser son appropriation par les administrations publiques, les entreprises et les institutions financières. À cet effet, des critères et des seuils ont été définis pour plusieurs secteurs, notamment l’agriculture et la foresterie, l’énergie, l’industrie, la construction, les transports, l’eau et l’assainissement, la gestion des déchets et la santé.
Pour le Directeur de Cabinet, la réussite de cette initiative repose sur la capacité des acteurs à comprendre et à appliquer efficacement le référentiel dans leurs activités et leurs décisions de financement. Il a ainsi invité les participants à privilégier les échanges d’expériences et les exercices pratiques afin de formuler des recommandations concrètes pour son déploiement.
Intervenant à son tour, le Directeur des Études, de la Planification et des Statistiques, Bohoussou Marc, a exprimé sa reconnaissance aux autorités administratives et municipales de Jacqueville, ainsi qu’à l’ensemble des représentants des ministères, des institutions, du secteur privé, des établissements financiers, de la société civile et aux experts mobilisés. Il a souligné que cet atelier constitue une étape importante pour renforcer les capacités des acteurs et préparer la mise en œuvre effective de la taxonomie verte.
Les travaux portent notamment sur les critères de classification, les méthodes d’évaluation de l’alignement des activités économiques et les exigences de transparence et de contrôle. L’objectif est de permettre aux participants de maîtriser les outils d’évaluation et de les intégrer progressivement dans les pratiques de leurs structures respectives.
À travers cette nouvelle rencontre à Jacqueville, après celle de septembre dernier, la Côte d’Ivoire poursuit ainsi ses efforts pour faire de la taxonomie verte un instruments opérationnel au service d’investissements responsables, de la préservation de l’environnement et d’une économie plus durable.
Mathias Kouamé


