
PDCI-RDA : la convocation de Brédoumy Soumaïla annulée in extremis, un geste d’apaisement du pouvoir.
Lemandatexpress – Attendu pour être entendu ce mercredi 30 avril 2025 par les services de la Préfecture de police d’Abidjan, l’honorable Brédoumy Soumaïla Kouassi, porte-parole du PDCI-RDA, ne sera finalement pas auditionné.
L’information a été rendue publique dans la nuit du 29 avril par le député Simon Doho, président du groupe parlementaire du PDCI-RDA à l’Assemblée nationale.
Le député Brédoumy Soumaïla était attendu à 11 heures aux services des enquêtes générales, situés à la préfecture de police d’Abidjan sur la route d’Abobo, non loin du carrefour MACACI. Le document, signé du commissaire Coulibaly Yao, stipulait que le député devait être assisté de son conseil, conformément à l’article 90 du nouveau Code de procédure pénale.
Si l’annulation de cette audition intervient sans communication officielle des autorités, Simon Doho a tenu à “remercier le Président de l’Assemblee nationale, S.E.M. Adama BICTOGO, Monsieur le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le Général VAGONDO Diomandé, pour leur grandeur d’esprit et leur sollicitude pour le règlement dans le dialogue de cette situation.”
La raison initiale de la convocation demeure floue. Toutefois, elle semble liée à une récente déclaration publique de Brédoumy Soumaïla, dans laquelle il a vigoureusement dénoncé une décision judiciaire supposée visant à remettre en cause la nationalité ivoirienne de Tidjane Thiam, président du PDCI-RDA. À cette occasion, il avait annoncé le dépôt d’un recours judiciaire et appelé à une mobilisation nationale à partir du 2 mai si la décision n’était pas révisée.
Pour l’heure, aucune réaction officielle n’a été enregistrée du côté des autorités ivoiriennes. Néanmoins, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, avait averti dès le 23 avril que « le désordre ne sera pas toléré », signalant une fermeté du pouvoir face à toute tentative de mobilisation de rue.
La situation reste tendue, à la veille de la date annoncée pour le début des manifestations. Les regards sont désormais tournés vers le 2 mai, dans l’attente de la réaction du gouvernement et de l’évolution du bras de fer engagé par le principal parti d’opposition.
Izoudine Youssef







