
Présidentielle 2025: La FIDHOP et la PEC-Cl sollicitent l’intervention du Président Ouattara
Comme c’est le cas, depuis un certain moment, la Fondation internationale pour l’observation et la surveillance des Droits de l’Homme et de la vie pacifique (FIDHOP) et la Plate-forme de l’engagement citoyen de Côte d’Ivoire (PEC-CI)ont, à l’unisson, décidé de conjointement se prononcer sur la situation socio-politique du pays, en fonction de l’actualité du moment.
Ces deux organisations n’ont pas dérogé à cette nouvelle mission qu’elles se sont assigné. C’est ainsi que le lundi 9 juin, au siège de la dernière organisation citée à Cocody-Abatta, une conférence conjointe a été organisée. Le premier sujet abordé est en lien avec l’affichage de la liste électorale. Un document jugé « confligène ». Mais, pour qui connait le point de vue de ces deux organisations par rapport notamment à une éventuelle candidature du Président Alassane Ouattara à la présidentielle d’octobre prochain, des propos surprenants venant des deux principaux intervenants, au cours de cette conférence de presse conjointe ; à savoir, Dr Boga Sako Gervais pour le compte de la FIDHOP et Ebrin Yao Rémi, PCA de la PEC-CI, au nom de cette organisation, ont été entendus.
« M. le Président, les Ivoiriens sont de plus en plus angoissés, faites quelque chose », a imploré le fondateur de la Fidhop. Et c’est dans cette même veine qu’il a ajouté que, à propos de l’absence des noms de certains leaders de l’opposition sur la liste électorale publiée par la Commission électorale indépendante (CEI), des cas « ne relèvent plus du droit, mais bien de la volonté politique du pouvoir », citant ceux de l’ex Président Laurent Gbagbo et de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro.
Le PCA de la PEC-CI qui est intervenu sur la question de la souveraineté de la Côte d’Ivoire, a quant à lui, parlé de « sérieuses menaces qui planent, à nouveau sur la paix et la stabilité » de la Côte d’Ivoire. D’où l’appel à « un dialogue inclusif, sans délai » entre leaders politiques afin de, « trouver des compromis et un consensus aux problèmes cruciaux ». pour rappel, la PEC-CI regroupe 37 Organisations, Associations, ONG et Mouvements de la Société Civile Ivoirienne.
Autre fait majeur à mentionner, au cours de la conférence de presse conjointe, c’est que, le président de la Fondation Internationale pour l’observation et la surveillance des Droits de l’Homme et de la vie Pacifique, Dr Boga Sako Gervais a officiellement annoncé son retour à la direction de l’organisation qu’il a fondée. « Répondant à l’appel que vous m’avez toutes et tous lancé, à travers la motion qu’il vous a plu d’adopter le jeudi 5 juin 2025, me demandant de revenir à la tête de la Fidhop pour achever mon mandat qui court jusqu’au 2 février 2025, conformément aux statuts et règlement intérieur nouveau de la Fidhop », Dr Boga Sako Gervais a accepté, « volontiers » de reporter sa décision de suspension de son mandat du 23 septembre 2025 a-t-il déclaré, à l’attention de ses « amis » et « compagnons de lutte ».
En clair, le concerné prend « solennellement » l’engagement de reprendre la présidence de l’organisation qu’il a fondée. C’est par une correspondance en date du 22 septembre 2024 que le premier responsable de la Fondation a officialisé sa démission, sans en donner les raisons. Mais, en conformité avec les Statuts et le Règlement intérieur de la FIDHOP, Dr Boga Sako avait désigné le professeur Dadie Djah Célestin, Premier vice-président de l’institution, pour assurer l’intérim jusqu’à la fin de son mandat en 2026.
Mathias Kouamé







