
Drame à Taï: un jeune mécanicien retrouvé mort après trois jours de noyade dans le Cavally
Lemandatexpress – Un jeune mécanicien, Rahim Ouédraogo, a trouvé la mort par noyade, ce mardi 19 août 2025, dans le fleuve Cavaly. Selon les sources sécuritaires, Rahim Ouédraogo traversait le fleuve pour le Liberia voisin, où il se rendait en dépannage à bord d’une embarcation qui a chaviré.
Informées, les autorités sécuritaires ont mobilisé des hommes qualifiés pour les recherches qui s’avèrent infructueuses toute la journée du mercredi 20 août 2025. C’est finalement dans la matinée du jeudi 21 août, le troisième jour de la noyade, que le corps sans vie est retrouvé, en amont du fleuve Cavally, dans la zone de Diero Oula. Il était presqu’en décomposition avec le ventre ballonné.
Aux environs de 9 heures, le jour des faits, des orpailleurs clandestins sollicitent l’intervention d’Ouédraogo, un apprenti-mécanicien de 24 ans, afin de réparer une machine de dragage en panne sur la rive libérienne du fleuve Cavally, à hauteur de Diero Oula, un village situé à une douzaine de kilomètres de Taï, apprend-on. Avant de s’y rendre, le jeune homme sollicite l’autorisation de son chef de garage.
Malgré le refus catégorique de son supérieur, le jeune mécanicien chausse ses bottes et prétexte devoir assister son oncle dans des travaux champêtres. En réalité, ce motif n’était qu’un stratagème destiné à justifier son absence et à lui permettre de se rendre en dépannage, en dépit de l’opposition de son patron.
Deux orpailleurs clandestins, un Malien et un Burkinabé embarquenten amont du fleuve Cavally, dans la zone de Diero Oula.
avec le mécanicien, à bord d’une pirogue, pour la traversée aux environs de 11h. Au milieu du fleuve, la pirogue heurte violemment un rocher, invisible en surface. Elle se renverse et ses trois occupants tombent dans l’eau.
Tandis que les deux orpailleurs s’agrippent à un rocher émergé non loin du lieu de chavirement, le mécanicien opte plutôt pour le retour à la rive ivoirienne par la nage. Après plusieurs mètres dans cette partie agitée du fleuve Cavally, il s’épuise et se noie sous les regards impuissants des deux autres sinistrés qui, eux, sont secourus, quelques temps après, par des personnes à bord d’une embarcation motorisée.
Comme le commande l’usage coutumier, il a été inhumé sur les bords du fleuve où il s’est noyé.
Pacôme N’Goran avec AIP







