
Présidentielle 2025 : un candidat déclaré rejette le code électoral, ce qu’il prépare pour Ouattara et Gbagbo…
Lemandatexpress – Sanogo Aboubacar, l’un des nombreux prétendants à la présidentielle d’octobre 2025, juge caduc le code électoral actuel et propose, dans son projet, la mise en place d’un gouvernement d’union ainsi que des postes honorifiques pour les anciens présidents.
À l’instar des autres personnalités ayant déposé leur candidature auprès de la CEI, Sanogo Aboubacar s’est exprimé face à la presse à l’issue de sa démarche. Président d’ONG, il a d’abord rendu hommage aux victimes des différentes crises électorales qu’a connues la Côte d’Ivoire, avant de livrer une analyse qu’il présente comme « froide » et traduisant son aspiration profonde.
Dans un premier temps, M. Sanogo a qualifié de caduc le code électoral actuel, estimant qu’il a été élaboré ou modifié par ordonnance en vue de l’élection présidentielle de 2020. « En ce moment, rappelle-t-il, nous étions dans une situation de crise sanitaire. Donc, nous pourrions dire qu’il y avait une certaine légalité de crise qui pourrait, peut-être, permettre au gouvernement d’adopter le code électoral par ordonnance, en vertu de l’article 73 de la Constitution. »
Il a ensuite invoqué l’article 51 de la Loi fondamentale qui dispose que « le peuple exerce sa souveraineté par la voie du référendum et par ses représentants élus ». En d’autres termes, selon lui, le code électoral actuel ne devrait pas s’appliquer au scrutin présidentiel à venir. C’est pourquoi, affirme-t-il, « dans la constitution de mon dossier, je n’ai tenu compte que des conditions définies par la Constitution ».
Dans un second temps, Sanogo Aboubacar a critiqué l’expérience du multipartisme en Côte d’Ivoire, qu’il juge source de divisions. « (…) Le multipartisme qui devrait être un moyen pour nous de diversifier les idées allant dans le sens de l’innovation, allant dans le sens du progrès, a plutôt divisé les Ivoiriens, a plutôt créé la haine entre les Ivoiriens », a-t-il regretté.
Face à cette situation, le candidat indépendant propose, s’il est élu, une série de réformes. « Nous allons faire des présidents Gbagbo et Ouattara des présidents d’honneur de la Côte d’Ivoire, de sorte qu’ils puissent parler à leurs militants pour qu’ils aient un langage allant dans le sens de la paix, de la cohésion sociale et de la convivialité. »
Il prévoit également la formation d’un gouvernement de concertation nationale composé de tous les partis et de la société civile, assorti « d’une amnistie générale par rapport à toutes les crises qu’a connues la Côte d’Ivoire ».
Enfin, il souhaite mettre fin au système du second tour en instaurant « un mécanisme permettant de connaître dès le premier tour le poids réel de chaque candidat. Ainsi, les postes du gouvernement seront partagés en fonction du pourcentage obtenu par chacun. De telle sorte qu’on ait une gouvernance d’ensemble ».
Reste à savoir si sa candidature sera validée par le Conseil constitutionnel, condition préalable à toute éventuelle victoire au soir du 25 octobre.
Martial Galé







