
« Son intention, c’était de dire aux décideurs : penchez-vous sur ce problème sérieux », l’avocat de Jean-François Kouassi réagit après l’audience
Lemandatexpress – Le procès en première instance de Jean-François Kouassi s’est tenu le lundi 26 janvier. À l’issue de l’audience, le jeune leader a été condamné à 15 jours de prison ferme, huit mois de prison avec sursis et une amende de 500 000 francs CFA.
Poursuivi pour trouble à l’ordre public, diffamation, divulgation de fausses informations sur les réseaux sociaux et dénonciation calomnieuse, Jean-François Kouassi a comparu devant le tribunal à la suite d’une publication sur sa page Facebook. Dans ce message, il accusait l’État de favoritisme dans l’organisation des concours de la Fonction publique.
À la fin de l’audience, son avocat, Me N’dri Claver, a tenu à apporter des précisions devant la presse, insistant sur le sens véritable des propos de son client.
« Le message n’était pas d’encourager un quelconque discrédit de l’administration. Son intention était d’interpeller les décideurs et de leur dire : penchez-vous sur ce problème sérieux, parce que nous sommes compétents, nous avons la possibilité d’intégrer la Fonction publique, mais, en raison de certaines réalités existantes, nous en sommes privés. C’est le message de M. Jean-François Kouassi, et je souhaite qu’il soit compris comme tel », a déclaré l’homme de droit. Il a promis, par ailleurs, de faire appel du verdict.
Pour rappel, le procureur de la République avait requis 15 jours de prison ferme, six mois de prison avec sursis et une amende d’un million de francs CFA contre celui que ses partisans appellent affectueusement le Président de la jeunesse. Le tribunal a finalement suivi partiellement ces réquisitions, alourdissant la peine de sursis mais réduisant de moitié le montant de l’amende.
Interpellé le 9 janvier puis placé sous mandat de dépôt le 12 janvier après sa présentation au parquet, Jean-François Kouassi est toutefois reparti libre à l’issue de l’audience, ayant déjà purgé la peine de prison ferme prononcée à son encontre.
Au-delà de son épilogue judiciaire, cette affaire, continue de relancer le débat sur la transparence et l’équité dans l’accès à la Fonction publique en Côte d’Ivoire.
M. Galé







