
Lutte contre le travail des enfants: Le programme ENACTE porte ses fruits dans la Nawa
Lemandatexpress – La lutte contre le travail des enfants en Côte d’Ivoire franchit une étape décisive dans la région de la Nawa. À travers le programme conjoint ENACTE – Ensemble pour agir sur les causes profondes du travail des enfants, l’UNICEF, aux côtés de l’organisation internationale du travail (OIT) et de l’organisation internationale pour les migrations (OIM), enregistre des résultats concrets et mesurables au bénéfice des enfants et des communautés cacaoyères.
Mis en œuvre avec l’appui du comité national de surveillance (CNS) et du comité interministériel de lutte contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants (CIM), et cofinancé par l’Union européenne et la Suisse, le programme ENACTE a permis de renforcer durablement la protection de l’enfance, la coordination institutionnelle et l’accès aux services sociaux de base dans la Nawa, notamment l’eau potable, la santé, l’éducation et l’état civil.
Présent dans les communautés rurales, ENACTE a contribué à rapprocher les services essentiels des populations vulnérables, tout en soutenant des moyens de subsistance alternatifs pour les familles exposées aux risques du travail des enfants. Une approche intégrée saluée par les autorités locales. Le préfet de la région de la Nawa, Clément Kouamé Bi Kalou, a ainsi souligné les avancées notables obtenues grâce au programme, appelant à une seconde phase afin de consolider et amplifier les acquis.

Au cœur de cette dynamique, l’UNICEF joue un rôle central. Pour Jean-François Basse, les résultats parlent d’eux-mêmes. « Les résultats obtenus montrent que l’accès effectif à l’éducation, à la santé et à l’enregistrement des naissances constitue un levier décisif pour protéger durablement les enfants », martèle le Représentant de l’UNICEF en Côte d’Ivoire.
Une vision qui confirme l’importance des investissements sociaux comme piliers de la prévention du travail des enfants.
Les partenaires du programme partagent ce constat. Ndeye Coumba Diop, directrice du Bureau pays de l’OIT à Abidjan, met en avant l’impact des actions ciblées sur le travail décent, la protection sociale et la structuration des producteurs de cacao, tandis que David Preux, Représentant de l’OIM, souligne l’effet direct des investissements dans l’eau, l’hygiène et les services de proximité sur la résilience communautaire.
Les bailleurs, à l’image de la Coopération suisse, saluent également les approches innovantes développées par ENACTE. Pour Gérard Babalola Laleyé, ces modèles, s’ils sont intégrés aux programmes de l’État, pourraient produire des résultats durables à l’échelle nationale en matière de droits et de protection des enfants.
Du côté de la gouvernance, Amani Konan, Consultant national au Cabinet de la Première Dame, et Martin N’guettia, Secrétaire exécutif du CIM, convergent sur un point, ENACTE a démontré qu’une action décloisonnée, coordonnée et ancrée dans les réalités locales est la clé d’une lutte efficace contre le travail des enfants.
Sidoine Koffi







