
Facture normalisée électronique: Un tournant décisif pour la transparence et la compétitivité des entreprises
La Facture Normalisée Électronique (FNE) était au cœur d’un atelier de sensibilisation organisé le 3 mars au Plateau par le Comité de Concertation État–Secteur Privé (CCESP) en collaboration avec la Direction générale des Impôts (DGI). Cette rencontre a réuni des acteurs du tourisme, de l’hôtellerie, du commerce, de la bijouterie, du textile et des PME.
À l’ouverture, la Secrétaire exécutive du CCESP, Mariam Fadiga Fofana, a souligné que la FNE s’inscrit dans la dynamique du Plan National de Développement 2026-2030, visant notamment à renforcer la mobilisation des ressources intérieures grâce à la digitalisation du système fiscal. Selon elle, la dématérialisation des factures permettra d’améliorer la traçabilité des transactions, de réduire les contentieux et de renforcer l’équité fiscale. Toutefois, l’appropriation du dispositif reste encore inégale, d’où la nécessité de multiplier les sessions d’information.
Le Chef du Centre des téléservices fiscaux de la DGI, Kouamé Yves, a indiqué que moins d’un an après son lancement en juillet 2025, plus de 50 000 entreprises sont déjà enregistrées sur la plateforme. L’objectif est de renforcer la transparence, lutter contre la fraude fiscale et simplifier les obligations déclaratives. La Fédération Ivoirienne des PME (FIPME) a salué cette réforme, tout en plaidant pour une simplification du dispositif afin de le rendre plus accessible aux petites entreprises. De leur côté, certains opérateurs du tourisme et de la restauration ont exprimé des préoccupations liées aux réalités du terrain, notamment l’instabilité d’Internet, le manque d’équipements informatiques et certaines spécificités fiscales comme la Taxe de Développement Touristique.
L’atelier a permis un échange direct entre l’administration fiscale et les acteurs économiques sur les modalités pratiques et les ajustements nécessaires. Globalement, la FNE est perçue comme un outil important pour la modernisation et la transparence de l’économie ivoirienne, à condition que sa mise en œuvre reste progressive et adaptée aux réalités des entreprises. Deux autres sessions de sensibilisation sont prévues les 24 et 26 mars à Korhogo et Bouaké, afin d’informer davantage les opérateurs économiques de l’intérieur du pays.
Mathias Kouamé avec Sercom







