
Roger Boli, après le choc Lyon-PSG (féminin) à Abidjan : « On est encore à des années lumière mais… »
Lemandatexpress – Impressionné par le niveau des joueuses de L’OL Lyonnes et du PSG qui se sont produites à Abidjan samedi 14 mars, Roger Boli, ancien footballeur professionnel désormais consultant télé et agent de joueur, reconnaît le retard du football féminin ivoirien, tout en restant optimiste quant à son évolution.
Qu’est-ce que vous retenez de l’organisation de ce Lyon-PSG dames ici à Abidjan?
C’était une première pour nous, les Ivoiriens, d’accueillir cette finale. Je pense que c’est une très bonne initiative. Pour nos filles, c’est une façon d’apprendre. J’espère qu’on va s’inspirer de ce qu’on a vu aujourd’hui au stade de Fort Boigny pour la suite des compétitions pour nos filles. J’espère aussi qu’il y aura d’autres événements de ce type en Côte d’Ivoire.
Qu’est-ce que vous retenez de l’organisation de ce Lyon-PSG dames ici à Abidjan ?
C’était une première pour nous, les Ivoiriens, d’accueillir cette finale. Je pense que c’est une très bonne initiative. Pour nos filles, c’est une façon d’apprendre. J’espère qu’on va s’inspirer de ce qu’on a vu aujourd’hui au stade Félix Houphouët-Boigny pour la suite des compétitions. J’espère aussi qu’il y aura d’autres événements de ce type en Côte d’Ivoire.
Comment avez-vous trouvé la qualité du jeu produit ?
J’ai beaucoup apprécié, surtout l’équipe de Lyon, qui m’a fait une très belle impression. Les joueuses ont vraiment de la qualité. J’espère qu’un jour, on arrivera à ce niveau-là.
Au regard du jeu produit, il a manqué visiblement davantage de buts. Selon vous, qu’est-ce qui peut expliquer ce manque de réussite offensive ?
Oui, c’est vrai que ça a manqué de buts. Mais il faut aussi dire que ces joueuses ont l’habitude de jouer sous des températures plus basses que celles que nous avons eues aujourd’hui. Du coup, les organismes sont plus éprouvés. Il faut donc en tenir compte. Mais malgré tout, elles ont donné le maximum. On a vu du spectacle, de belles joueuses et de belles phases de jeu. Les Ivoiriens sont de vrais connaisseurs du football, et je pense que nous avons tous apprécié.
Le public a effectué un déplacement massif pour cette rencontre. Que vous inspire cette mobilisation ?
Nous sommes des fervents amoureux du football. On l’a encore démontré une fois de plus. C’est pourquoi nous avons envie de recevoir encore d’autres événements de ce type ici en Côte d’Ivoire.
Comment évaluez-vous le niveau du football féminin en Côte d’Ivoire et qu’est-ce qu’il manque pour son développement ?
On est encore loin, il ne faut pas avoir honte de le dire. On est encore à des années-lumière de ce qu’on a vu cet après-midi. Mais c’est aussi ça, le football professionnel. On l’a découvert en Côte d’Ivoire il n’y a pas si longtemps. Donc nous sommes en phase d’apprentissage. Je pense que dans quelques années, nous allons essayer de les rattraper, voire un jour les dépasser.
Entretien réalisé par Martial Galé







