
Coopération Yopougon–Bâle-ville: Un partenariat stratégique pour accélérer le développement social et culturel
Réunis autour d’un atelier stratégique consacré à la planification de la deuxième phase du partenariat avec le canton de Bâle-Ville, autorités ivoiriennes et partenaires suisses ont réaffirmé leur ambition commune de renforcer durablement les conditions de vie des populations à travers des actions concrètes dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la culture ce mercredi 01 avril à Yopougon.
Dans son allocution d’ouverture, le maire Adama Bictogo a souligné l’importance cruciale de la coopération décentralisée dans un monde de plus en plus interconnecté. Pour lui, ces partenariats constituent un levier essentiel pour relever les défis du développement durable, en favorisant le partage d’expériences, le transfert de compétences et la mobilisation de ressources. « Yopougon, plus grande commune de Côte d’Ivoire, fait face à une forte pression démographique, avec des besoins sociaux croissants, notamment en matière de santé et d’éducation », a-t-il rappelé.
Depuis 2021, cette coopération avec Bâle-Ville a permis des avancées significatives. Parmi les réalisations majeures figurent la construction d’un centre de santé à Millionnaire Extension, qui a contribué à améliorer l’accès aux soins et à réduire sensiblement certains cas de pathologies comme la drépanocytose. Dans le secteur éducatif, la réhabilitation et l’extension de cantines scolaires, notamment à Adiopodoumé, ont favorisé une hausse notable de la fréquentation scolaire.
La culture, autre pilier du partenariat, n’est pas en reste. Des initiatives comme la comédie musicale « Yopougon rire » ou encore les échanges artistiques entre la Côte d’Ivoire et la Suisse ont permis de renforcer le dialogue interculturel et de créer des opportunités pour les jeunes.
« Ces différences entre nos cultures constituent une richesse qui donne toute sa profondeur à notre coopération », a relevé l’ambassadeur de Suisse en Côte d’Ivoire, Dominique Favre.
Pour les partenaires suisses, la réussite de ce partenariat repose sur un principe fondamental : l’égalité et le respect mutuel. Une vision partagée par les autorités ivoiriennes, notamment la Direction générale de la décentralisation et du développement local (DGDDL), qui a salué une initiative exemplaire de coopération territoriale. « Il ne suffit pas de signer des accords. Il faut les traduire en projets concrets, avec une planification rigoureuse et une co-construction des actions », a insisté sa représentante.
L’évaluation de la première phase (2021-2024), réalisée en 2025, a confirmé la pertinence et l’impact des actions menées, tout en appelant à une meilleure structuration stratégique. Elle recommande notamment de concentrer les efforts sur des thématiques prioritaires, d’améliorer la répartition des rôles et de renforcer les synergies, en particulier entre la santé et la culture.
Dans cette dynamique, la nouvelle loi adoptée en mai 2025 par le parlement de Bâle-Ville sur la coopération internationale vient consolider ce partenariat. Elle met l’accent sur la lutte contre la pauvreté et le développement durable, avec un intérêt particulier pour des secteurs clés tels que la santé (incluant la prévention, la santé maternelle et la résilience des systèmes sanitaires) et la culture comme levier d’inclusion sociale et économique.
Pour Tandiwe Erlmann, directrice du développement et de la coopération du canton de Bâle-Ville, l’enjeu de cette nouvelle phase est clair : « tirer les enseignements du passé pour définir ensemble des priorités stratégiques capables de générer un impact durable ».
Au terme de cette rencontre, tous les acteurs ont convergé vers une même conviction : le partenariat Yopougon–Bâle constitue un modèle réussi de coopération décentralisée, fondé sur la confiance, l’innovation et la recherche de solutions adaptées aux réalités locales.
En ouvrant officiellement les travaux, le maire Adama Bictogo a exprimé l’espoir que cette nouvelle étape permettra d’approfondir les acquis et d’amplifier les retombées pour les populations. Un partenariat désormais très attendu, notamment dans les domaines de la santé et de la culture, où les besoins restent immenses mais les perspectives prometteuses.
Sidoine Koffi







