
Sanctions au RHDP : Le « couac » qui fâche, un cadre du COJEP exige le retrait de son nom
Alors que le parti au pouvoir vient de publier une liste de 177 militants sanctionnés pour « indiscipline », une erreur administrative majeure vient entacher la crédibilité de ce document. Djédjé Bagnon Marius, haut cadre du COJEP, s’insurge contre la présence de son nom sur cette liste noire.
Le ciel politique ivoirien s’est assombri ce 31 mars 2026. Par une déclaration officielle (001/2026/RHDP/CAB), la direction du RHDP a frappé fort en sanctionnant ses cadres s’étant présentés en tant que candidats indépendants lors des législatives du 27 décembre 2025. Mais dans ce grand ménage, le parti semble avoir ratissé trop large.
« Je n’ai jamais été militant de ce parti »
La réaction n’a pas tardé et elle est cinglante. Djédjé Bagnon Marius, dont le nom figure parmi les « bannis » du parti présidentiel, a exprimé son indignation via une mise au point sur ses réseaux sociaux. Et pour cause : l’homme n’appartient tout simplement pas à la famille politique des Houphouëtistes.
« Je tiens à préciser à toutes fins utiles que j’ai entamé ma carrière politique au Congrès Panafricain pour la Justice et l’Égalité des Peuples (COJEP) et j’y occupe aujourd’hui la fonction de Secrétaire Exécutif Régional du GOH 4 », a-t-il martelé.
Pour ce responsable du parti de Charles Blé Goudé, voir son nom associé à une sanction du RHDP est plus qu’une simple méprise ; c’est une atteinte à son identité politique.
L’affaire fait déjà grand bruit dans le Lôh-Djiboua et le Gôh. Djédjé Bagnon Marius ne mâche pas ses mots, qualifiant la décision du parti au pouvoir d’« impair grossier », de « décision non crédible » et de « calomnie infondée ».
Le cadre du COJEP, qui supervise les zones de Bayota, Ouragahio et Yopohué, s’étonne qu’un appareil politique de la taille du RHDP n’ait pas procédé aux vérifications d’usage avant de livrer des noms à la vindicte publique.
L’indignation a rapidement fait place à l’exigence. Le Secrétaire Exécutif Régional demande « instamment » à la direction du RHDP de procéder au retrait immédiat de son nom de la liste des sanctionnés.
À l’heure où nous écrivons ces lignes, la direction du RHDP n’a pas encore produit de rectificatif officiel. Ce couac administratif pose toutefois une question de fond, l’urgence de sanctionner pour maintenir la discipline interne a-t-elle pris le pas sur la rigueur administrative ?
Pour Djédjé Bagnon Marius, le mal est fait, et seule une correction « sans délai » pourra apaiser sa colère.
HG







