
Au MASA 2026, la jeunesse ivoirienne au service de l’accueil et de l’innovation sociale
À l’occasion de la 14ᵉ édition du Marché des Arts et du Spectacle d’Afrique (MASA) 2026, le ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique met en œuvre un dispositif global centré sur le volontariat, la proximité des services publics et l’appui financier aux jeunes.
Sous la supervision de l’Office du Service Civique National (OSCN), près de 300 bénévoles sont déployés pour assurer l’accueil, l’orientation des festivaliers et la gestion environnementale à travers des « brigades vertes ». La présence de volontaires bilingues est particulièrement saluée par les visiteurs internationaux, qui apprécient la fluidité de l’organisation et la qualité de l’encadrement. Cette mobilisation contribue à renforcer l’attractivité et l’expérience globale du festival.

« Je suis venu au MASA pour les spectacles, mais j’ai surtout apprécié l’accompagnement des équipes sur le terrain. Les bénévoles ne se contentent pas d’indiquer le chemin. Ils nous expliquent aussi comment profiter des services. C’est rassurant de voir des jeunes de mon âge aussi engagés et rigoureux dans leur mission», se félicite Awa Sekongo, étudiante à l’Université Félix Houphouët-Boigny rencontrée au niveau de la scène décalée. .
Jean Marc, festivalier originaire de la Russie, souligne également l’apport des bénévoles bilingues dans l’accompagnement des exposants étrangers. « Dès mon arrivée au Palais de la Culture, j’ai été frappé par l’organisation. En tant qu’exposant étranger, l’orientation peut vite devenir complexe, mais les bénévoles bilingues ont facilité chaque étape de mon installation. Leur professionnalisme et leur disponibilité permanente reflètent une excellente préparation et donnent une image très positive de l’accueil ivoirien. »

En parallèle, une unité mobile dédiée à l’enrôlement à la « Carte Jeune » est mise à disposition sur le site du festival. Animée par des agents et des bénévoles, elle permet aux jeunes âgés de 15 à 40 ans de s’inscrire facilement et de mieux comprendre les avantages liés à ce dispositif, notamment en matière de santé, de transport et de loisirs.
« Je connaissais déjà la Carte Jeunes de nom, mais je ne savais pas comment l’obtenir concrètement. En venant au MASA, j’ai été surprise par la rapidité de l’accueil. L’équipe sur place m’a bien expliqué les réductions auxquelles j’ai droit pour mes déplacements en bus et mes soins de santé. C’est rassurant de voir que l’administration vient vers nous dans des lieux festifs. », fait savoir Didier N’Guessan rencontré au village Zouglou.
L’accompagnement inclut également une initiation à l’utilisation des outils numériques associés à la carte, facilitant ainsi l’accès aux opportunités.
« Ce qui m’a marqué, c’est l’efficacité des agents. Malgré l’affluence dans le Palais de la Culture, mon enrôlement a été fluide. Au-delà de la carte physique, les bénévoles ont pris le temps de me montrer comment utiliser l’application pour suivre et bénéficier des opportunités. C’est un outil qui va vraiment faciliter mon quotidien professionnel. », a fait savoir Marc-Antoine Diaby, 28 ans, jeune entrepreneur à la salle Lougah François au cours de la pièce de théâtre Murer la peur.

Sur le plan économique, un guichet de financement opéré par l’Agence Emploi Jeunes est également installé. Doté d’un fonds de 200 millions FCFA, il vise à accompagner les projets de jeunes artistes et créateurs. L’initiative rencontre un franc succès, avec plus d’une centaine de porteurs de projets reçus en seulement 48 heures, preuve de l’adéquation entre l’offre proposée et les besoins du secteur culturel.
« En tant que jeune créateur dans la mode, la plus grande barrière est souvent l’accès au capital initial. Le guichet de l’Agence Emploi Jeunes ici au MASA change la donne. Avoir des agents qui comprennent les spécificités des industries créatives et qui proposent un financement dédié est une opportunité rare. J’ai pu avoir beaucoup d’information et je reviens avant samedi pour déposer mon dossier »
Enfin, les bénéficiaires saluent la qualité de l’accompagnement offert, notamment en matière de conseils et de structuration des projets.
Christelle N., promotrice d’un festival de danse contemporaine, témoigne : « Ce que j’ai apprécié, c’est l’écoute. Au-delà du montant financier, les conseillers sur place nous aident à mieux structurer notre modèle économique. Pour nous, acteurs culturels, ce guichet est un signal fort que notre travail est enfin perçu comme un véritable secteur économique capable de générer des emplois, et non plus seulement comme un simple divertissement. »
HG







