
Le MASA 14 : Un tremplin financier et structurel pour la jeunesse créative
La clôture de la 14ème édition du Marché des Arts et du Spectacle Africain (MASA) a été marquée par une action concrète du ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique. Dans une volonté affirmée de transformer le talent brut en succès entrepreneurial, l’État ivoirien déploie un dispositif de soutien massif pour les industries créatives. Pour cette phase initiale, une enveloppe globale de 78 928 020 FCFA a été octroyée à 11 jeunes acteurs de la scène culturelle.

Ce financement se traduit par des prêts directs, avec des montants oscillant entre 1 et 19 millions FCFA, destinés à booster des secteurs clés : Mode et Design, Cinéma et Audiovisuel, Musique. L’installation d’un guichet de financement durant le MASA a révélé le dynamisme du secteur. Ce sont 246 acteurs culturels qui ont soumis des projets pour un besoin total dépassant les 300 millions FCFA. L’heure est désormais à la réactivité administrative. Les services du ministère de la Jeunesse sont déjà à pied d’œuvre pour analyser ces demandes avant de rassurer que les décaissements interviendront dans les tout prochains jours à en croire, Dri BI, Directeur du financement du partenariat à l’Agence Emploi Jeunes.

Au-delà du simple financement, le ministère mise sur la pérennité à travers la signature d’une convention stratégique avec la société Summum Plus, gestionnaire déléguée du Ballet National de Côte d’Ivoire. Cette alliance vise à structurer l’écosystème autour de quatre piliers : Formation et Encadrement : Un appui technique renforcé pour les jeunes artistes ; Gestion de Carrière : Une professionnalisation accrue pour transformer l’art en métier stable ; Patrimoine : La sauvegarde et la mise en valeur de la richesse chorégraphique ivoirienne ; Insertion : Un pont direct vers l’emploi dans les métiers des arts vivants.

L’ambition du Gouvernement est claire : faire en sorte que les projets créatifs ne soient plus de simples initiatives isolées, mais deviennent de véritables entreprises culturelles viables et génératrices d’emplois. En combinant l’apport financier à un accompagnement technique rigoureux, la Côte d’Ivoire réaffirme sa volonté de placer sa jeunesse au cœur de l’économie de demain.
HG







