
Attaques terroristes au Mali : la Côte d’Ivoire précise sa position sur un éventuel soutien militaire…
Lemandatexpress – Face aux attaques terroristes perpétrées contre le Mali, samedi 25 avril, la Côte d’Ivoire suit la ligne de la multilatéralité en pareille circonstance, tout en renforçant ses frontières avec le pays voisin.
Partageant des frontières terrestres avec le Mali, la situation sécuritaire qui prévaut dans ce pays n’indiffère pas la Côte d’Ivoire. Répondant à la question d’un éventuel soutien du pays, le porte-parole du gouvernement a été clair.
« La Côte d’Ivoire appartient à des organisations, une organisation continentale et une organisation sous-régionale : l’Union africaine et la CEDEAO. Ces deux organisations ont fait des déclarations. La Côte d’Ivoire, s’inscrivant pleinement dans la multilatéralité, endosse ces déclarations qui ont été faites aussi bien par la CEDEAO, notre organisation communautaire, que par l’UA, qui est l’organisation continentale. Nous unissons nos voix aux voix de la CEDEAO et aux voix de l’Union africaine », a indiqué Amadou Coulibaly, qui s’exprimait en marge du Conseil des ministres.
De fait, la Côte d’Ivoire ne veut prendre aucune initiative en dehors du cadre multilatéral. « Vous vous souvenez, lorsque cette crise a éclaté en 2012, le président Ouattara était à l’époque à la tête de notre organisation sous-régionale et il y a eu ici même, en Côte d’Ivoire, une réunion où la CEDEAO devait venir en aide à notre voisin le Mali. Nous sommes dans la même disposition. La CEDEAO, dans le cadre de la sécurité globale de notre région, a prévu une force en attente. Il ne s’agira pas uniquement de la Côte d’Ivoire, il s’agira d’un effort collectif de la CEDEAO pour pouvoir venir en aide à un pays qui se retrouve dans le même espace que notre organisation sous-régionale, si tant est encore que ce pays en fasse la demande », précise le ministre de la Communication.
Mieux, l’émissaire du gouvernement, dans une sorte de boutade, a affirmé que pour soutenir quelqu’un, encore faut-il qu’il en fasse la demande, insinuant qu’aucun signal n’a été envoyé de Bamako en direction de la Côte d’Ivoire pour une assistance éventuelle.
Parallèlement, le pays se concentre sur la protection de son territoire, conformément aux mesures prises depuis que la sous-région est en proie au terrorisme, et après les quelques soubresauts enregistrés sur son sol.
Il s’agit, dit-il, d’un dispositif « suffisamment vigoureux. Et donc nos frontières, en tout cas, sont protégées ».
Par ailleurs, selon Amadou Coulibaly, la Côte d’Ivoire s’attend à connaître une ruée de réfugiés si la situation se dégrade davantage.
« Nous avons déjà pris beaucoup de mesures sociales pour pouvoir recevoir et encadrer les réfugiés qui sont déjà sur notre sol. Si jamais la situation devait s’aggraver, nous allons aviser. Nous avons cette tradition de terre d’accueil et nous savons nous organiser aujourd’hui pour recevoir tous nos frères qui sont en difficulté dans les pays voisins et qui, pour des raisons de sécurité, viennent chercher refuge sur notre sol », a-t-il rassuré.
Martial Galé







