
Liste Grise du GAFI-Beugré Mambé: « Les progrès significatifs enregistrés nous donnent à espérer»
Lemandatexpress – Le Premier ministre Robert Beugré Mambé a réaffirmé son espoir pour la sortie de la Côte d’Ivoire de la liste grise du GAFI, à l’ouverture de 31ème réunion du comité interministériel du GIABA.
«Les progrès significatifs enregistrés dans l’évaluation de l’efficacité de notre dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et les financements du terrorisme, nous donne à espérer d’un lendemain meilleur».
A travers ces propos, le Premier ministre, Robert Beugré Mambé a réaffirmé, ce samedi 23 mai 2026, son optimisme pour la sortie de la Côte d’Ivoire de la liste grise du GAFI, à l’ouverture de la 31ème réunion du Comité interministériel du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’ouest (GIABA), à Sofitel Hôtel Ivoire.

Il a souligné que sous l’impulsion d’Alassane Ouattara la bonne gouvernance financière, la transparence économique et la lutte contre les flux financiers illicites figurent parmi les priorités stratégiques de l’action gouvernementale.
Dans cette dynamique, d’importants de réformes ont été adoptés afin de renforcer le cadre juridique et institutionnel, améliorer la coopération entre les autres autorités judiciaires, policière et financière et consolider la transparence dans les secteurs sensibles de l’économie.

Robert Beugré Mambé a rendu un vibrant hommage aux différents ministères pour leurs efforts.«Les efforts de monsieur le ministre de l’économie, des finances et du budget, du ministre de la Justice,Garde des sauts, du ministre de l’intérieur de la sécurité sous la vigilance du président Alassane Ouattara ont permis à la Côte d’Ivoire d’atteindre un niveau élevé de conformité technique au nord du groupe d’action financière avec 39 recommandations validées », a-t-il affirmé.
Le Premier ministre a estimé que la lutte contre la criminalité financière est un défi permanent qui exige une vigilance constante et une mobilisation de l’ensemble des acteurs concernés. Elle ne peut donc relever uniquement des gouvernements ou des institutions financières. Elle requiert une forte implication du secteur privé, les assujettis de la société civile et du public ainsi que l’assistante technique financière des partenaires internationaux dans un esprit de responsabilité partagée.
«Notre sous-région est particulièrement exposé à ces risques dont les conséquences dépassent largement le seul cadre économique. Les flux financiers et les traffics illicites fragilisent les institutions, alimente. l’insécurité de nos états…

Face à ces enjeux, aucun état ne peut agir efficacement de manière isolée. La coopération régionale s’impose donc comme le socle de nos actions communes et le gage de son efficacité». Dira-t-il. Le ministre de l’Economie des finances et du budget, Adama Coulibaly a abondé dans le même sens «Le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme, la corruption, la fraude et, plus largement, les trafics illicites constituent des menaces majeures pour nos économies, nos systèmes financiers et la stabilité de nos États. Ces phénomènes compromettent nos efforts de développement et affectent l’attractivité de nos économies, surtout pour ce qui est de la criminalité financière transnationale.
Pour faire face aux défis liés à cette situation, les réponses les plus pertinentes doivent s’appuyer sur une coopération régionale et internationale renforcée, combinés à l’amélioration continue de nos dispositifs opérationnels.», a martelé le ministre de l’économie qui a précisé :«À l’instar des autres États membres de la CEDEAO, notre pays est déterminé à mener une lutte acharnée contre la criminalité financière sous toutes ses formes.

Dans cette optique, le Gouvernement ivoirien a impulsé d’importantes réformes, visant à renforcer durablement notre dispositif national de Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme.»
Le Directeur général du GIABA, Edwin Harris, a indiqué que la Côte d’Ivoire sera située sur son statut à la suite de la 3ème évaluation prévue en août prochain.
César EBROKIÉ







