
Expertise comptable : Deto Pascal met en avant les atouts du cursus DÉCOFI de l’espace UEMOA
Lemandatexpress – À l’occasion de la conférence organisée le jeudi 4 juin par l’Unité de Formation et de Recherche (UFR) Sciences économiques et de gestion de l’Université Félix Houphouët-Boigny, à l’intention des auditeurs du cursus DÉCOFI (Diplôme d’expertise comptable et financière de l’espace UEMOA), Deto Pascal, expert-comptable UEMOA et directeur exécutif adjoint de la Fédération Ivoirienne de Football, a mis en lumière les défis et les opportunités liés à cette formation d’excellence.
La Conférence était placée sous le thème : « L’expertise comptable dans l’espace UEMOA : formation, employabilité et perspectives professionnelles ».
S’exprimant devant les médias, Deto Pascal a d’abord rappelé la diversité des systèmes de formation en expertise comptable en Afrique. Selon lui, trois principaux modèles coexistent aujourd’hui : le cursus anglophone inspiré des standards britanniques, le modèle français sanctionné par le Diplôme d’Expertise Comptable (DEC) et le système de l’UEMOA qui conduit notamment aux diplômes DECOGEF et DESCOGEF.
«Les diplômés du système UEMOA disposent des compétences requises pour exercer les mêmes missions que leurs homologues issus d’autres cursus internationaux », a-t-il affirmé.

Pour l’expert-comptable, l’un des principaux atouts du cursus UEMOA réside dans son adaptation aux réalités juridiques et économiques de la région. Il a indiqué que le DECOGEF figure parmi les formations les plus complètes en matière de comptabilité et de gestion financière, en raison de son ancrage dans le droit OHADA, cadre juridique de référence pour les activités économiques dans plusieurs pays africains.
Au-delà de la qualité académique de la formation, Deto Pascal a insisté sur l’importance de promouvoir les diplômés du cursus afin de renforcer leur employabilité dans l’ensemble de l’espace OHADA. Il a encouragé les étudiants à faire preuve de persévérance et à développer leur réseau professionnel dès leur parcours de formation.
« Le DECOGEF est un diplôme exigeant qui demande beaucoup de travail et de courage. Mais un diplôme ne vaut réellement que par la qualité de la personne qui le détient. Il est essentiel de mettre en avant ses compétences et sa valeur ajoutée », a-t-il conseillé.
L’expert-comptable a également mis en lumière le rôle du réseau professionnel dans l’insertion des diplômés. Selon lui, les opportunités de carrière naissent souvent des échanges entre étudiants et professionnels du secteur.
La plateforme de l’UEMOA recense aujourd’hui près de 946 titulaires du DECOGEF et du DESCOGEF. Parmi eux, 115 membres exercent en Côte d’Ivoire au sein de l’Association des comptables et experts-comptables stagiaires de l’UEMOA.
Ce réseau, présent à l’échelle sous-régionale, permet aux membres d’échanger des informations sur les offres d’emploi, les perspectives de carrière et les évolutions de la profession. Il favorise également le partage d’expériences entre professionnels issus de plusieurs pays, notamment le Mali, le Sénégal, le Bénin, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire.
Pour rappel, le cursus DÉCOFI comprend trois niveaux de formation : le DECOGEF (Diplôme d’Études de Comptabilité et de Gestion Financière), premier cycle ; le DESCOGEF (Diplôme d’Études Supérieures de Comptabilité et de Gestion Financière), deuxième cycle ; puis le Diplôme d’Expertise Comptable et Financière, qui constitue l’aboutissement du parcours et ouvre l’accès à la profession d’expert-comptable au sein de l’espace UEMOA.
Au-delà des connaissances techniques qu’il transmet, le cursus DÉCOFI s’affirme comme un véritable levier d’intégration professionnelle et de mobilité au sein de l’espace UEMOA et de la zone OHADA. Un positionnement que Déto Pascal a tenu à rappeler à l’occasion de cette conférence, marquée par la participation de la présidente de l’Ordre des experts comptable de Côte d’Ivoire (Pascale Guéi-Ecaré) et de plusieurs écoles.
Martial Galé




