
Portrait’ Coupe du monde : Ayyoub Bouaddi, le prodige marocain qui a bouffé du Brésilien
Lemandatexpress – Au Metlife Stadium de New York, s’est disputée livré le premier gros choc de la Coupe du monde 2026 (1-1), un jeune homme de 18 ans a réussi l’exploit de voler la vedette aux stars brésiliennes.
Face à Vinicius Jr, Casemiro et leurs coéquipiers, Ayyoub Bouaddi a livré une prestation qui restera comme l’un des moments forts du début de cette Coupe du monde 2026.
Révélé sous les couleurs de Lille, le milieu marocain a donné une véritable leçon de maîtrise au cœur du jeu. Dès les premières minutes, il a imposé son rythme, alternant récupération de balle, conduite de balle élégante et passes cassant les lignes adverses. Là où beaucoup auraient été impressionnés par l’enjeu et le prestige de l’adversaire, lui a joué avec une étonnante sérénité, comme s’il disputait cette compétition depuis plusieurs années.
Né le 2 octobre 2007 à Senlis, en France, de parents marocains, Bouaddi est considéré depuis longtemps comme l’un des plus grands talents de sa génération. Formé à Lille, il a brûlé les étapes grâce à sa qualité technique, sa vision du jeu et sa maturité exceptionnelle. Mais face au Brésil, il a montré une autre facette de son talent : sa personnalité.
À plusieurs reprises, le jeune milieu a pris ses responsabilités pour sortir le Maroc de situations délicates. Ses accélérations balle au pied, sa capacité à éliminer ses vis-à-vis dans les petits espaces et son intelligence tactique ont constamment mis en difficulté les Auriverdes. Même le très expérimenté Casemiro a souvent semblé courir après le ballon.
La performance du Marocain n’est d’ailleurs pas passée inaperçue. Au terme de la rencontre, Ayyoub Bouaddi a reçu la meilleure note du match avec un solide 8/10, devançant notamment Vinicius Jr, crédité d’un 7/10. Une distinction symbolique qui illustre l’influence qu’il a exercée sur la rencontre.
Longtemps international français chez les jeunes, Bouaddi a finalement choisi de défendre les couleurs du Maroc. Un choix qui apparaît aujourd’hui comme une bénédiction pour les Lions de l’Atlas. En lui, le royaume chérifien tient peut-être le successeur de Sofyan Amrabat et le futur patron de son entrejeu.
À seulement 18 ans, Ayyoub Bouaddi n’est plus seulement une promesse. Face au Brésil, il a démontré qu’il pouvait déjà rivaliser avec les meilleurs joueurs du monde. Et si cette soirée new-yorkaise n’était que le début d’une ascension appelée à marquer durablement le football africain et mondial ?
Martial Galé






