
Géopolitique mondiale: Ali Badarah Konaté plaide pour une Afrique fondée sur la science et l’éducation
Lemandatexpress – À la lumière du récent rapprochement diplomatique entre les États-Unis et l’Iran, Ali Badarah Konaté, doctorant en Gouvernance et Affaires publiques à l’Université Dauphine-PSL, invite les pays africains à tirer des enseignements stratégiques des mutations géopolitiques actuelles. Dans une analyse intitulée « De l’Iran à l’Afrique : la souveraineté se construit par la science, la technologie et l’éducation », il soutient que la véritable puissance des nations repose avant tout sur la maîtrise du savoir.
Pour l’auteur, l’accord de paix conclu entre Washington et Téhéran dépasse le simple cadre diplomatique. Il illustre, selon lui, la capacité d’un État à préserver ses intérêts stratégiques grâce à des décennies d’investissements dans les domaines scientifique, technologique et éducatif.
Ali Badarah Konaté souligne que malgré les sanctions économiques, les tensions militaires et les nombreuses pressions internationales, l’Iran a démontré une résilience remarquable. Une résistance qu’il attribue à la solidité de ses institutions, à ses capacités technologiques, à sa profondeur stratégique et à la qualité de ses ressources humaines.
« Derrière chaque système de défense, chaque capacité industrielle ou énergétique se trouvent des ingénieurs, des chercheurs, des techniciens et des scientifiques formés pendant plusieurs décennies », explique-t-il, estimant que la puissance moderne est indissociable de la connaissance.
S’appuyant sur les enseignements de Sun Tzu et sur la célèbre citation de Nelson Mandela selon laquelle « l’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde », le chercheur insiste sur le rôle central de l’éducation dans la construction de la souveraineté nationale.
Pour lui, aucune indépendance durable ne peut être obtenue sans un système éducatif performant, capable de former les compétences nécessaires à l’innovation, à la recherche et au développement technologique.
L’analyste appelle ainsi les pays africains, et particulièrement la Côte d’Ivoire, à faire de l’investissement dans les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques une priorité stratégique. Selon lui, les défis sécuritaires, énergétiques, économiques et environnementaux du continent exigent des solutions fondées sur la recherche et l’innovation.
« Notre avenir ne dépendra pas uniquement de nos ressources naturelles ou de nos choix politiques. Il se construira également dans nos écoles, nos universités, nos laboratoires et nos centres de recherche », affirme-t-il.
À travers cette réflexion, Ali Badarah Konaté invite les décideurs africains à repenser les fondements du développement et de la souveraineté. Pour lui, l’accord entre les États-Unis et l’Iran constitue avant tout un rappel : les nations qui influencent durablement le cours de l’histoire sont celles qui investissent dans le savoir, l’innovation et la formation de leur capital humain.
AS
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