
Assalé Tiémoko à propos de la réforme électorale: “Cette nouvelle architecture contient des éléments de confiance”
Assalé Tiémoko, s’est prononcé à chaud sur a nouvelle architecture électorale présentée, lundi, par le Premier ministre Robert Beugré Mambé, le président de Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire salue une réforme qui comporte, selon lui, des « éléments de confiance ». Tout en attendant d’en connaître les modalités, il estime que la répartition des responsabilités entre plusieurs organes constitue une avancée.
Le Premier ministre a présenté la nouvelle architecture électorale qui sera mise en place. Comment réagissez-vous à cette annonce ?
Il a parlé de trois organes à mettre en place : un chargé de l’organisation pratique des élections, un autre chargé de la traçabilité et de la transmission des documents électoraux, notamment des procès-verbaux (PV), et un troisième chargé de la supervision générale des élections. Il va donc y avoir, apparemment, trois organes, tout cela pour recréer la confiance.
La nouvelle architecture telle que présentée inspire-t-elle confiance, à votre avis ?
Oui. Telle qu’annoncée par le Premier ministre, nous pensons que cette nouvelle architecture électorale contient des éléments de nature à restaurer la confiance. Puisqu’on parle désormais de trois organes, il s’agit de segmenter les responsabilités afin que tout ne repose pas sur une seule structure. Cette annonce nous paraît donc correcte. Nous attendons maintenant d’en connaître les détails pour voir concrètement comment cela va fonctionner.
Allez-vous participer à la mise en œuvre de cette réforme ?
Nous attendons que le gouvernement nous précise la formule qui sera retenue. S’agira-t-il d’une décision prise à travers un projet de loi ou y aura-t-il un dialogue politique afin que nous travaillions ensemble à l’élaboration de la mouture définitive ?
Indépendamment de la formule qui sera retenue, l’ADCI se projette-t-elle déjà vers la prochaine élection présidentielle ?
Oui, bien sûr. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous avons été l’un des mouvements politiques à réclamer, dès le début du mois de janvier, la dissolution de la CEI, afin que la confiance soit restaurée à travers de nouveaux organes plus consensuels. Nous souhaitons qu’il s’agisse d’organes travaillant dans la transparence absolue, afin que les Ivoiriens aient la certitude que leurs voix sont effectivement prises en compte et qu’ils n’aient plus le sentiment de se déplacer inutilement dans les bureaux de vote.







