Djaka Festival 2026 : Immersion empreinte de mémoire et de symboles au cœur du village de Godiléhiri
L’effervescence ne faiblit pas à Divo où la 17ᵉ édition du Djaka Festival bat son plein depuis le samedi 8 août dernier. Alors que le village commercial et gastronomique du stade municipal continue de drainer des milliers de visiteurs au rythme des concerts, panels et concours artistiques, un temps fort empreint de solennité et de nostalgie est venu marquer la journée du jeudi 13 août : l’étape de « Djaka Découverte » dans le village de Godiléhiri.
Distante d’à peine 5 kilomètres du chef-lieu de commune, cette paisible localité a ouvert ses bras à la délégation du Comité international, menée par Jocelyne Kpokpa. Une halte aux allures de retour aux sources, organisée à l’occasion de la célébration des 20 ans d’existence de cette grand-messe culturelle.
Dès l’entrée du village, l’atmosphère s’est embrasée sous les percussions cadencées et les voix harmonieuses de la jeunesse locale, entonnant des chants Woyo vibrants d’énergie. À cet élan festif se sont associées les femmes du village pour adresser un « Akwaba » chaleureux et mélodieux aux festivaliers.
C’est au son des instruments traditionnels que la procession a été escortée jusqu’au préau de la chefferie. Là, dans le respect rigoureux des us et coutumes du peuple Dida, la notabilité a délivré ses bénédictions et civilités d’usage avant de guider le cortège vers la place publique pour le cœur des festivités.
La place centrale du village s’est rapidement transformée en un vaste théâtre d’expressions culturelles. Entre ballets de danse urbaine, représentations théâtrales et récits patrimoniaux retraçant la fondation de Godiléhiri, les habitants ont offert un spectacle d’une richesse remarquable.
Prenant la parole devant une foule enthousiaste, Dr Detoh, représentant la délégation, a tenu à rendre un hommage appuyé au rôle pionnier des femmes de Godiléhiri et du village voisin de Brabodougou dans la naissance et la pérennisation de l’événement.
Nicaise Boli






