Djaka Festival 2026 : la jeunesse régionale formée aux exigences de la rédaction et de la valorisation culturelle
En marge des festivités populaires de la 17ᵉ édition du Djaka Festival, la professionnalisation des acteurs culturels de demain a occupé une place centrale lors de la journée du vendredi 14 août. Organisée autour du thème « Comprendre et maîtriser la rédaction d’un rapport d’activités culturelles : enjeux, méthodes et valorisation des actions », une session de formation pratique s’est tenue à l’attention de la jeunesse engagée dans les arts et la culture.
Animée par Gnahoré Tanguy Onil, président de l’Union des Acteurs des Arts et Cultures Régionales, avec l’appui scientifique du professeur Louis Obou, cette rencontre visait à doter les séminaristes d’outils méthodologiques rigoureux pour consigner, analyser et valoriser leurs initiatives.

Loin d’être une contrainte ou une formalité bureaucratique, le rapport d’activités a été présenté comme un pivot de gouvernance et de pérennisation culturelle. Les formateurs ont démontré qu’un rapport méthodique permet non seulement de dresser un bilan objectif des projets réalisés, mais aussi d’en évaluer l’impact social, éducatif et communautaire.
Au-delà de l’analyse interne, les échanges ont mis en lumière l’importance stratégique de ce document dans la recherche de financements. Un dossier bien documenté et structuré renforce la crédibilité des porteurs de projets auprès des bailleurs de fonds, des collectivités territorialisées et des partenaires institutionnels.
Pendant les travaux, les jeunes ont été initiés aux différentes étapes indispensables à l’élaboration d’un rapport de qualité : collecte d’informations contextuelles, identification précise des objectifs, évaluation des ressources engagées et formulation claire des perspectives d’avenir.
« Une activité culturelle non documentée court le risque de voir son impact s’effacer avec le temps. Écrire le bilan d’un projet, c’est en assurer la mémoire et en garantir la pérennité. » a instruit le conférencier .
L’accent a particulièrement été mis sur la distinction entre l’exposé factuel des résultats et l’appréciation qualitative, invitant les participants à adopter une écriture sobre, précise et professionnelle.
Par cette initiative, le commissariat général du Djaka Festival confirme son engagement en faveur du renforcement des capacités locales, en léguant aux jeunes acteurs culturels les clés d’une gestion plus rigoureuse et pérenne de leur patrimoine.
Nicaise Boli







