Conservation des paysages forestiers et de la biodiversité : Le comité de pilotage du projet FOLAB adopte le Plan de travail 2026
Chargé de veiller à la bonne mise en œuvre du projet FOLAB, le Comité de pilotage (COPIL) a tenu, mardi 18 août, dans un réceptif hôtelier à Cocody (Abidjan), une session consacrée à la révision et à l’adoption du Plan de travail budgétisé (PTAB) 2026.
Le projet FOLAB (Programme d’approche de durabilité et de mise à l’échelle pour la gestion de la transformation, la restauration et la conservation des forêts, des paysages et de la biodiversité en Côte d’Ivoire) est une activité du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique. Aussi, Dr N’Tain Jeanne, directrice générale de l’Environnement et, par ailleurs, directrice nationale du projet FOLAB, représentait le ministre Abou Bamba à cette rencontre de révision du PTAB, qui a réuni la quasi-totalité des membres du Comité de pilotage.
« Pour le ministère, il s’agit de faire en sorte que, dans les écosystèmes qui ont été identifiés au départ et qui ont permis la mise en place de ce projet, nous puissions déployer les activités jusqu’à atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés », a-t-elle expliqué, soulignant le bon déroulement des premières activités déployées.
Dans le principe, le Plan de travail est élaboré annuellement. Il permet de planifier les activités à exécuter au cours de l’année. En ce qui concerne celui de 2026, il connaît quelques infléchissements, selon le coordonnateur, Patrick Bédia.
« Nous nous sommes rendu compte qu’il était nécessaire d’apporter certaines modifications au PTAB adopté initialement, de façon à l’adapter au rythme actuel du travail. Nous avons initié des activités avec les communautés à la base et nous nous sommes rendu compte que celles-ci avaient certaines attentes qui ont été satisfaites. Elles ont donc eu davantage d’appétence pour la mise en œuvre du projet », a-t-il indiqué.
À l’en croire, ces changements portent essentiellement sur l’extension de la superficie de mangroves à planter. De 250 hectares, elle pourrait atteindre 350 hectares, soit 100 hectares supplémentaires.
Sous l’effet des pratiques agricoles, la Côte d’Ivoire a connu une déforestation intensive. Le pays compte désormais deux millions d’hectares de forêts, soit près de 90 % de moins qu’au début des années 60. Cette baisse drastique de la couverture forestière a des conséquences incommensurables sur le changement climatique, la biodiversité et les services écosystémiques.
C’est pour accompagner le gouvernement dans ses efforts contre la destruction de la forêt et pour sa reconstitution que l’ONU Environnement et le Fonds pour l’Environnement mondial ont mis en place le projet FOLAB. Il s’agit de contribuer à l’intensification et à la durabilité des mécanismes de financement REDD+ au niveau national afin de lutter contre la déforestation et la dégradation des forêts. Autrement dit, de contribuer à la restauration des écosystèmes dégradés, notamment en matière de préservation de la biodiversité.
Lancé en décembre 2020, le projet FOLAB prendra fin en 2027, à la suite d’une rallonge de deux années supplémentaires. Les structures et partenaires techniques tels que l’AFOR, le REDD+, la GIZ, PALMCI ainsi que le ministère du Plan et du Développement ont pris part à cette réunion de révision du PTAB 2026.
Martial Galé







