Orpaillage clandestin : Don Mello réclame des actions contre les financiers de la « mafia de l’or »
Le Dr Ahoua Don Mello hausse le ton face à la persistance de l’orpaillage clandestin en Côte d’Ivoire. Dans une déclaration publiée mercredi 26 août, il appelle le gouvernement à s’attaquer aux réseaux financiers qui, selon lui, se trouvent derrière l’exploitation illégale des ressources aurifères du pays.
Cette prise de position fait suite à la rediffusion, mardi 25 août sur RTI 1, de l’émission « Le Débat », présentée par Hamza Diaby et consacrée à la problématique de l’orpaillage clandestin. Au cours de cette émission, le Directeur général des Mines et de la Géologie, Seydou Coulibaly, aurait fait état de l’identification, par les services compétents, de plusieurs maillons de la chaîne impliquée dans cette activité.
Selon les informations reprises par Ahoua Don Mello, des financiers opéreraient depuis l’étranger, notamment dans la sous-région et à Dubaï, en s’appuyant sur des relais locaux pour assurer le financement, le recrutement de géologues et la logistique des opérations sur le terrain.
Une chaîne criminelle à démanteler
Déjà, dans un communiqué publié le 19 août et lors d’une interview accordée à la presse le 23 août, Ahoua Don Mello avait dénoncé ce qu’il présente comme une « mafia de l’or ». Il estime que l’orpaillage clandestin s’est progressivement développé sur une grande partie du territoire national, avec des conséquences importantes pour l’environnement et l’économie.
La pollution des cours d’eau, la dégradation des terres agricoles et les pertes économiques attribuées à cette activité figurent parmi les principales préoccupations soulevées dans sa déclaration.
Pour l’ancien ministre, les interventions limitées aux sites clandestins et aux opérateurs présents sur le terrain ne permettent pas de venir à bout du phénomène. Il estime que l’action de l’État doit désormais remonter jusqu’aux véritables commanditaires et aux circuits financiers.
Vers une coopération judiciaire internationale
Ahoua Don Mello appelle ainsi les autorités ivoiriennes à mobiliser les mécanismes de coopération judiciaire internationale afin d’identifier et de poursuivre les responsables présumés installés hors du pays.
Il préconise notamment le recours aux instruments juridiques internationaux et à une coopération renforcée avec les États concernés pour retrouver les éventuels financiers de ces réseaux.
« Le peuple ivoirien n’attend plus des explications, mais des actes fermes », affirme-t-il dans cette déclaration signée par son directeur de la communication, Ahile Fernand dit Léo Côte d’Ivoire.
Pour Ahoua Don Mello, la richesse aurifère ivoirienne doit plutôt servir de levier au développement national. Il appelle donc à une offensive plus déterminée contre l’orpaillage clandestin, avec pour priorité la protection des ressources naturelles, des terres agricoles et des intérêts économiques de la Côte d’Ivoire.
Hilaire GUEBY







