La Matinale expresse : Le PDCI-RDA contre-attaque, le Bounkani rompt avec l’enclavement, le saut mortel d’un orpailleur…
Face aux procédures judiciaires qui s’amoncellent contre lui, le PDCI-RDA a décidé de réagir. Et ce sont les enseignants du vieux parti qui sonnent la révolte. Dans le Bounkani, la satisfaction est de mise au terme de la visite d’inspection des travaux d’infrastructures routières effectuée par le ministre Hien Sié. Le développement est en marche dans cette région du nord. Pendant ce temps, sur le front de la lutte contre l’orpaillage illégal, un orpailleur paie le prix de son indélicatesse. À la Fonction publique, l’heure est au mérite tandis que, dans le football, plusieurs joueurs ivoiriens sont au cœur des interrogations…
Au PDCI-RDA, c’est le ras-le-bol. Face aux interminables assignations en justice qui pèsent contre le président Tidjane Thiam et le parti, la riposte s’organise. Les militants ont décidé de faire front et de jouer sur le même terrain judiciaire pour faire entendre leur indignation. En première ligne de cette contre-attaque : l’Union des enseignants du préscolaire et du primaire militants (UEPPM/PDCI-RDA).
Plainte contre Me Gueu Patrice
Ces éducateurs ont décidé d’ester en justice en saisissant le bâtonnier de l’Ordre des avocats. Leur cible : l’avocat Me Gueu Deuyoueu Patrice. Ils ont porté « plainte » contre lui, fait savoir Le Nouveau Réveil.
Me Gueu Patrice est en effet l’avocat qui pilote plusieurs des procédures visant le PDCI-RDA. Son appartenance au RHDP serait à l’origine de l’action engagée par les enseignants militants, déterminés à contrer son action alors que se profile l’échéance du 22 octobre. Cette date marque la reprise des procès en annulation du 9e congrès extraordinaire du 14 mai, qui a confirmé Tidjane Thiam à la tête du PDCI-RDA.
De manière générale, comme l’indique Le Bélier, il s’agit de l’expression de « la mobilisation qui refuse de désarmer derrière Thiam et son parti », avec en ligne de mire le 22 octobre. Alors que le parti enregistre le décès en cascade de plusieurs de ses barons, cette révolte apporte une once de vitalité à une formation politique profondément marquée par les crises internes.
Le développement en marche
Loin de la scène politique, le développement des infrastructures routières se poursuit. Et, pour les dernières informations, c’est le Bounkani qui incarne la montée en puissance de la Côte d’Ivoire dans ce secteur stratégique.
Le ministre des Infrastructures et de l’Entretien routier, Hien Sié, était en visite d’inspection dans la région. Son ressenti, selon Le Mandat, est sans équivoque : « Le développement est en marche en Côte d’Ivoire », s’est-il félicité, relevant « un taux d’exécution des travaux très satisfaisant ».
Le Rassemblement, qui s’attarde sur le même sujet, soutient que « le désenclavement du Bounkani est en marche ». De son côté, L’Intelligent prend l’angle des données chiffrées de ces chantiers stratégiques, en évoquant « 419 km, 265 milliards F CFA de routes et bitume ».
Dans ce même élan de développement, Le Patriote met en lumière « de nouveaux piliers pour épauler l’agriculture », à savoir le pétrole, le gaz et les minerais. Autrement dit, le gouvernement ivoirien s’est engagé dans une démarche holistique visant à élargir sa base économique.
Dans cet environnement, les acteurs de l’agro-transformation tentent d’exister tant bien que mal. Mais, dans le jeu de la grande distribution, les PME locales évoluent dans une véritable jungle, selon Le Mandat, qui évoque les défis liés aux normes et à la commercialisation.
Le prix de l’orpaillage illégal
Pendant ce temps, l’orpaillage illégal et clandestin persiste. Mais c’est désormais sans compter avec la riposte, tardive certes, mais généralisée, qui s’organise.
« Libération totale en cours de tous les sites. Le corps préfectoral, les élus, les forces de l’ordre, les jeunes sur le terrain », constate Le Nouveau Réveil.
À Zaranou, dans le département d’Abengourou, un orpailleur a fait les frais de cette guerre sans merci. « Fuyant les forces de l’ordre », ce dernier a sauté dans l’eau avant de mourir noyé, rapporte Soir Info.
Malgré cela, les critiques sur la gestion de ce phénomène ne faiblissent pas. Ainsi, Le Quotidien d’Abidjan estime que « des menus fretins sont arrêtés à la place des vrais coupables ».
« Le mérite ne se proclame pas »
L’actualité, c’est aussi la 5e édition des Awards de la Fonction publique. La ministre d’État, Anne Désirée Ouloto-Lamizana, a présidé hier la cérémonie de lancement de cette édition, qui fait la part belle au mérite.
Selon Anne Ouloto, « le mérite ne se proclame pas, il se démontre », rapporte Le Sursaut. Au total, cinq catégories de prix sont prévues pour cette distinction, avec des critères de candidature bien définis.
Les Éléphants: des joueurs en danger?
Volet sport, les Éléphants occupent le haut de l’affiche. C’est notamment le cas d’un éventuel bras de fer autour d’Issa Doumbia. L’Italie veut « chiper » le milieu de terrain de 23 ans à la Côte d’Ivoire, selon Supersport.
Sociétaire du Sporting Lisbonne, au Portugal, Issa Doumbia est dans les plans du nouveau sélectionneur ivoirien, Hervé Renard. Aura-t-il le dernier mot ? Les interrogations subsistent également autour de quatre joueurs de la sélection, dont la situation actuelle inquiète.
Alors que la trêve internationale approche à grands pas, difficile de dire si Seko Fofana, Franck Kessié, Evann Guessand et Ousmane Diakité feront partie de la première liste de Renard. En tout cas, Abidjan Sport se demande si ces joueurs ne sont pas en danger. Réponse dans les prochains jours.
À demain.
Martial Galé






