Lemandatexpress – La deuxième session des rencontres « Focus PND », initiées par la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), s’est tenue le mardi 15 septembre 2026 à la Maison des entreprises, sise au Plateau-Abidjan.
A ce rendez-vous, le ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Djibril Ouattara, a présenté les sept piliers de la feuille de route gouvernementale destinée à accélérer la transformation numérique de la Côte d’Ivoire.
Cette rencontre sectorielle vise à favoriser une meilleure appropriation du Plan national de développement (PND) 2026-2030 par le secteur privé et à présenter aux entreprises les opportunités d’investissement liées aux projets structurants de l’État. Selon Djibril Ouattara, la feuille de route de son département comprend 40 projets structurants dont la réalisation requiert une forte implication des opérateurs économiques.
Sept piliers pour accélérer la transformation numérique
Le premier pilier porte sur la structuration et le développement de la connectivité et de l’accès à internet. Il s’agit notamment d’étendre la couverture aux zones habitées du pays, de faciliter l’accès aux équipements et d’examiner l’apport des technologies satellitaires dans la réalisation de l’objectif de couverture universelle.
Le deuxième pilier est consacré à la transformation numérique de l’administration. L’objectif est de permettre aux citoyens et aux entreprises d’accéder aux services publics à distance, grâce notamment au renforcement de la gouvernance, à l’interopérabilité des plateformes et à la structuration des registres de référence autour d’une identité numérique.
Le troisième pilier concerne le développement de l’écosystème de l’innovation technologique. Le gouvernement entend associer à cette dynamique les jeunes startups, les entrepreneurs expérimentés ainsi que les entreprises déjà établies. « Nous souhaitons intéresser aujourd’hui tout le monde à l’innovation technologique », a indiqué le ministre, soulignant que celle-ci doit également permettre aux entreprises d’améliorer leur productivité et de diversifier leurs activités.
IA, cybersécurité et compétences au cœur de la stratégie
Le quatrième pilier porte sur le développement d’une intelligence artificielle nationale. Celle-ci devra contribuer à améliorer les performances de l’administration, des entreprises et des services destinés aux citoyens.
Le cinquième pilier met l’accent sur la cybersécurité et la confiance numérique. Il vise à créer un environnement sécurisé, susceptible de renforcer l’utilisation des services numériques et le développement des transactions en ligne.
Le développement des compétences numériques constitue le sixième pilier. Il s’agit, entre autres, de préparer de nouvelles générations de diplômés aux besoins du marché du travail et de renforcer les capacités des populations à utiliser efficacement les outils numériques.
Le commerce électronique comme levier de croissance
Le septième pilier est consacré à la redynamisation du commerce électronique. Cette ambition passe notamment par une transformation en profondeur des services postaux afin de renforcer les capacités logistiques et de permettre aux acteurs économiques, y compris ceux établis à l’intérieur du pays, d’accéder à des marchés plus larges.
À travers ces sept axes, le ministère de la Transition numérique et de l’Innovation technologique ambitionne de porter la contribution de l’économie numérique au Produit intérieur brut (PIB) à 15 % à l’horizon 2030, contre une estimation actuelle comprise entre 6 et 8 %. Pour Djibril Ouattara, la réalisation de cette ambition passe également par l’émergence de champions nationaux capables de porter et de valoriser les opportunités offertes par le secteur.
Le ministre a ainsi invité le secteur privé à s’approprier les 40 projets de la feuille de route. « Chacun de ces chantiers est une porte d’entrée pour vos investissements, vos partenariats et votre croissance », a-t-il déclaré.
De son côté, le président de la CGECI, Ahmed Cissé, a insisté sur la nécessité de renforcer le dialogue entre l’État et le secteur privé pour assurer la mise en œuvre du PND 2026-2030. Il a souhaité que les opérateurs économiques disposent notamment d’une meilleure visibilité sur la maturité des projets, leurs mécanismes de financement, les partenariats public-privé envisagés ainsi que les calendriers d’exécution.
« Nos entreprises sont prêtes à co-construire avec l’État les chantiers portés par votre ministère pour faire ainsi du numérique le levier structurant du développement de notre beau pays, la Côte d’Ivoire », a affirmé Ahmed Cissé.
Cette deuxième session des rencontres « Focus PND » marque le lancement du cycle des échanges sectoriels de la CGECI, après une session inaugurale consacrée aux grandes orientations du PND 2026-2030.
Kouassi N’Goran





