Lemandatexpress – Le gouvernement veut renforcer l’encadrement et la valorisation de la filière mangue. Réuni mercredi 23 septembre 2026 au Palais de la Présidence de la République, à Abidjan, sous la présidence du chef de l’État, Alassane Ouattara, le Conseil des ministres a adopté une ordonnance étendant à cette filière les règles de commercialisation et de régulation déjà appliquées au coton et à l’anacarde.
Selon le compte rendu lu par le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, au titre du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, en liaison avec les départements ministériels concernés, le Conseil a adopté « une ordonnance portant extension des règles relatives à la commercialisation du coton et de l’anacarde et à la régulation des activités des filières coton et anacarde aux activités de la filière mangue ».
Cette décision s’inscrit dans une dynamique de valorisation des produits issus de la filière mangue, qui représente « environ 10 % de la production fruitière nationale », selon le porte-parole du gouvernement. L’objectif est notamment d’offrir à cette filière un cadre de régulation adapté à son poids dans la production fruitière du pays.
Le Conseil coton-anacarde élargit son champ d’action
Avec cette ordonnance, les dispositions de la loi du 13 septembre 2013 fixant les règles relatives à la commercialisation du coton et de l’anacarde et à la régulation de ces deux filières sont désormais étendues aux activités de la filière mangue. Le dispositif permettra ainsi d’intégrer cette production dans un mécanisme institutionnel de suivi et d’accompagnement.
Concrètement, les missions de régulation, de suivi et de développement des activités de la filière mangue sont désormais confiées au Conseil coton-anacarde. Cette évolution élargit donc le champ d’intervention de cet organe et consacre une nouvelle étape dans l’organisation institutionnelle de la filière mangue.
Un représentant de la filière mangue au Conseil d’administration
Pour accompagner cette réforme, l’organe délibérant du Conseil coton-anacarde, notamment son conseil d’administration, a été réaménagé. Il accueillera désormais un représentant de l’interprofession de la filière mangue, afin de permettre aux acteurs concernés de participer directement aux mécanismes de décision et de régulation.
Le Conseil des ministres a également adopté le projet de loi de ratification de l’ordonnance. À travers cette réforme, le gouvernement entend ainsi renforcer la gouvernance de la filière mangue et mieux structurer ses activités, dans une perspective de valorisation accrue de la production nationale et de développement de la filière.
Le conseil a porté sur 27 points, dont 20 mesures générales comprenant quatre projets de loi et d’ordonnances et 16 projets de décret, ainsi que cinq mesures individuelles et deux communications.
Kouassi N’Goran


