Lemandatexpress – Les Jeunes Cadres du RHDP (JCRHDP) ont consacré, mercredi 30 septembre 2026, un panel à la Couverture Maladie Universelle (CMU), autour du thème « La Couverture Maladie Universelle : de l’enrôlement à l’accès effectif aux soins pour tous ». La rencontre, tenue à la rue Lepic, à Abidjan, visait à renforcer la compréhension des cadres du parti sur les mécanismes, les avancées et les défis liés à cette réforme.
Supervisée par le ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, Mamadou Touré, cette initiative s’inscrit dans le cadre des panels thématiques organisés par les JCRHDP pour permettre aux cadres et élus de mieux comprendre les politiques publiques et de disposer d’éléments d’information à transmettre aux populations.
À l’ouverture des travaux, Mamadou Touré a remercié les différents intervenants pour leur disponibilité et leur contribution à l’information des jeunes cadres. Il a assuré les participants qu’ils étaient « dans de bonnes mains avec les panelistes ».
Le coordonnateur général des JCRHDP, Tiémoko Doumbia, a, pour sa part, insisté sur la nécessité de mieux maîtriser les contours de la CMU afin de pouvoir répondre aux préoccupations des populations. « Il s’agit pour nous d’écouter ceux qui font la politique publique, de comprendre concrètement ce que je dois faire et de pouvoir donner à nos cadres et à nos élus les mots justes pour pouvoir les expliquer aux populations et à la base », a-t-il expliqué.
Selon lui, la CMU, instituée par une loi en 2014 et dont les prestations sont servies depuis 2018, est désormais entrée dans sa phase opérationnelle. Il a notamment appelé à réfléchir aux moyens de faire en sorte que la carte de CMU soit effectivement utile à chaque assuré.
Plusieurs dimensions de la réforme ont été abordées au cours du panel. Le ministre de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle, Adama Kamara, a notamment présenté les enjeux liés au financement de la solidarité, aux cotisations et à la soutenabilité du système de protection sociale. Il a indiqué que 26 millions de personnes étaient déjà enrôlées à la CMU, sur une population estimée à 33 millions d’habitants.
« La CMU est un pacte de solidarité. C’est la Côte d’Ivoire qui a choisi d’aller loin en marchant ensemble », a-t-il déclaré, appelant les jeunes cadres à s’impliquer davantage dans la sensibilisation. « Soyez des ambassadeurs sans complexe de la CMU. Commencez dans vos familles, assurez-vous que vos proches ont retiré leur carte et payent leur cotisation. », a-t-il lancé.
Représentant le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre Dimba, la Dr Coulibaly Soltié, directrice de cabinet adjointe chargée de la CMU, a abordé les questions relatives à la qualité des soins, à la disponibilité des médicaments et au renforcement de l’offre sanitaire.
Elle a notamment annoncé, pour la période 2026-2030, la construction de cinq centres hospitaliers universitaires (CHU), de onze centres hospitaliers régionaux (CHR), de treize hôpitaux généraux et de 200 établissements sanitaires de premier contact. Ces investissements doivent contribuer à renforcer l’offre de soins et à rapprocher les services de santé des populations.
Le directeur général adjoint de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), Ahmed Tidiane Diomandé, a, quant à lui, présenté les principaux éléments relatifs à l’enrôlement et à la gestion du régime. Dr Armand Noël Kouassi Ponou, expert technique à la Direction générale de la CMU, a davantage mis l’accent sur l’expérience de l’assuré, notamment son parcours, de l’inscription à l’accès aux prestations de soins.
Pour le président de la Commission Santé et Actions sociales des JCRHDP, Dr Ehui Louis Bernard, l’enjeu est désormais de faire en sorte que les droits ouverts par la CMU se traduisent par un accès « simple et effectif » aux soins.
« Notre responsabilité est donc aussi une responsabilité de pédagogie : comprendre la réforme, maîtriser ses mécanismes, en connaître les avancées comme les défis, afin de pouvoir mieux l’expliquer et mieux accompagner son appropriation par les populations. », a-t-il souligné.
Au terme des échanges, les participants ont été invités à relayer les informations reçues auprès de leurs familles et communautés, afin de contribuer à une meilleure connaissance de la CMU et de ses mécanismes.
Abran Saliho


