Affaire Koumassi-Campement : L’Assemblée nationale lève l’immunité parlementaire du député Diabagaté Moussa

lemandatexpress – Le député de Gouméré-Tabagne ne pourra plus invoquer son statut de parlementaire face à la justice. Selon une information de ‘’linfodrome’’, l’Assemblée nationale a donné, au terme d’une journée de débats intenses à huis clos, son feu vert à la requête du parquet, ouvrant la voie à des poursuites directes contre Diabagaté Moussa dans l’affaire des démolitions contestées de Koumassi-Campement.

L’élu se retrouve au cœur d’une instruction ouverte après les événements du 3 juin 2026. Le procureur de la République, Koné Braman Oumar, avait publiquement mis en cause le parlementaire en septembre, indiquant que les enquêteurs le soupçonnaient d’avoir pris part au financement et à la coordination logistique de l’opération de déguerpissement.

Pour parvenir à cette décision, le Bureau de la Chambre basse s’est réuni le vendredi 2 octobre pendant plus de dix heures, alternant séances restreintes et réunions élargie. Après avoir auditionné leur collègue, les députés ont suspendu leurs travaux pour réclamer des éléments d’information complémentaires au parquet général, dont la réception dans l’après-midi a permis de clore les délibérations.

Le vote a finalement tourné en faveur de la demande judiciaire, révélant au passage des clivages politiques au sein de l’hémicycle. Selon les informations rapportées par l’hebdomadaire L’Éléphant Déchaîné, les députés du PDCI-RDA ont opté pour l’abstention, tandis qu’un élu du RHDP s’est opposé à la mesure.

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L’information judiciaire cherche à déterminer dans quelles conditions des engins de chantier ont pu raser près de 6,9 hectares du quartier de Koumassi-Campement, impactant environ 250 lots. Les investigations du parquet ont notamment révélé que la décision de justice mise en avant pour justifier l’intervention ne comportait aucune autorisation de démolir les logements concernés.

Cette mesure institutionnelle ne vaut pas condamnation, mais elle supprime l’obstacle juridique qui empêchait les magistrats d’agir. Désormais soumis au régime ordinaire de la procédure pénale, Diabagaté Moussa peut être visé sans restriction par les actes d’instruction menés par la justice.

W. DeBongo

lemandatexpress.net

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