lemandaexpress – Le président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’guessan, s’est sur la décision du gouvernement qui privilégie la voie parlementaire en vue de la mise en place du nouvel organe électoral. Le leader du FPI estime que la réforme électorale ne doit pas être élaborée unilatéralement, mais faire l’objet d’une concertation entre les différentes parties prenantes.
Lors d’une conférence de presse co-animée par des forces de l’opposition ce jeudi 22 octobre 2026, à son siège, Pascal Affi N’guessan a vivement souhaité le projet de la réforme électoral tienne compte de plusieurs aspirations et non d’une seule. « Il est important que l’élaboration d’un nouvel ordre électoral ne soit pas l’œuvre d’une seule partie, mais soit l’objet d’une consultation, d’une négociation, dans l’intérêt national », a-t-il défendu.
Pour Affi N’guessan, la mise en place de nouvelles règles électorales doit contribuer à prévenir les violences politiques enregistrées lors des précédentes consultations et à renforcer la légitimité des institutions nationales et locales. Il a réaffirmé la disponibilité des promoteurs de la proposition commune à poursuivre les démarches en faveur d’un dialogue politique.
Par ailleurs, il a exprimé sa solidarité envers les deux formations politiques, dont plusieurs responsables sont concernés par des procédures judiciaires, avant de réitérer son appel au dialogue politique sur la réforme électorale.
« Vous êtes témoins avec nous du harcèlement dont sont l’objet les cadres, notamment du PPA-CI, du PDCI, dont plusieurs sont déjà en prison », a déclaré Affi. Il a également évoqué les interpellations, les inculpations et les mesures de contrôle judiciaire visant d’autres responsables de l’opposition.
« Il est important que nous puissions profiter de cette occasion pour témoigner toute notre solidarité au PPA-CI et au PDCI, ainsi qu’à tous les cadres qui sont à l’heure actuelle victimes du harcèlement », a-t-il ajouté.
Abordant le sujet principal de la conférence de presse, le président du FPI a rappelé qu’une proposition commune portant sur un nouvel ordre électoral avait été déposée auprès du gouvernement le 5 octobre 2026 par plusieurs partis politiques et organisations. Les initiateurs de cette démarche souhaitent l’ouverture d’un dialogue politique pour parvenir à des règles électorales consensuelles et conformes aux standards internationaux.
Sonia Faitai
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