Une délégation composée de cadres et de responsables de mouvements originaires de Mama, village natal de Laurent Gbagbo, dans la région du Gôh, s’est rendue auprès de Koné Katinan le dimanche 25 octobre 2026 pour lui témoigner sa solidarité.
Conduite par le ministre Bertin Kadet, la délégation comprenait notamment le député Michel Gbagbo et son épouse, Guy Edmond Zahui, président des jeunes de Mama, ainsi que Roland Zadi, président du mouvement « Les amis du ministre Koné Katinan ».
À leur arrivée, ils ont été accueillis par l’épouse et la mère de Koné Katinan, sa sœur aînée, le Dr Théodore Sonzaï, directeur de cabinet du quatrième vice-président du PPA-CI, ainsi que d’autres membres de ce cabinet.
« Nous sommes venus manifester notre solidarité au ministre Koné Katinan Justin, apporter notre soutien à son épouse et à ses enfants. Vous n’êtes pas seuls dans cette épreuve. Toutes les populations de Mama sont avec vous. C’est en leur nom que nous sommes venus, dans une communion fraternelle », a déclaré Bertin Kadet, selon des propos rapportés par KKJ Communication.
Michel Gbagbo a, de son côté, encouragé la famille à garder espoir, estimant qu’aucune épreuve n’est éternelle.
D’abord convoqué à la suite d’une plainte du RHDP pour diffamation, après une conférence de presse consacrée à l’orpaillage illégal, le Dr Koné Katinan Justin a ensuite été placé sous mandat de dépôt dans le cadre d’une autre affaire, liée présumément aux événements entourant l’élection présidentielle d’octobre 2025. Il est notamment poursuivi pour des faits présumés de terrorisme, de complot contre l’autorité de l’État et de participation à un mouvement insurrectionnel.
Ses avocats contestent la procédure et qualifient les accusations de « totalement déconnectées de la réalité, irrégulières et arbitraires ».
Après Koné Katinan, d’autres cadres du PPA-CI, le parti de Laurent Gbagbo, ainsi que des responsables du PDCI-RDA de Tidjane Thiam, ont également été convoqués pour les mêmes chefs d’accusation. Ils ont toutefois été placés sous contrôle judiciaire.
AZIZ KRAH


