INJS : 943 diplômés dans l’attente d’une intégration à la Fonction publique, la colère monte

La grogne gagne les rangs des étudiants de l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS).

Le lundi 2 novembre 2026, des étudiants de Licence 3 et de Master 2 ont fait entendre leur voix pour réclamer la prise en compte de leurs diplômes et leur insertion dans la Fonction publique. « Licence validée, Master validé, on veut travailler ! » C’est par ce cri de revendication que des étudiants de l’INJS ont exprimé leur ras-le-bol, ce lundi 2 novembre 2026. Issus des filières Professeur d’éducation physique et sportive (EPS), Éducation permanente (EP) et Professeur de sport, ils entendent attirer l’attention du gouvernement sur leur situation professionnelle après plusieurs années de formation.

Au centre de leur mobilisation figure une préoccupation essentielle : la reconnaissance de leurs diplômes et leur mise à disposition de la Fonction publique. Pour ces étudiants, la validation de leur parcours académique devrait ouvrir la voie à une insertion professionnelle effective. Ils souhaitent ainsi que les autorités compétentes prennent les dispositions nécessaires pour examiner leurs dossiers et apporter une réponse à leurs attentes. Selon une source concordante, plus de 943 étudiants auraient été recalés dans le processus de prise en compte de leurs diplômes. Une situation que les concernés jugent injuste. Plus incompréhensible encore à leurs yeux, il leur serait demandé de procéder à une nouvelle inscription, alors qu’ils estiment avoir déjà validé les diplômes requis.

Cette exigence de réinscription suscite de nombreuses interrogations et alimente le mécontentement. Les étudiants concernés ne comprennent pas pourquoi ils devraient reprendre une démarche administrative ou académique après avoir satisfait aux conditions de validation de leur formation.

À travers cette mobilisation, ils ne réclament pas seulement une reconnaissance de leurs efforts académiques. Ils aspirent également à une clarification de leur situation administrative et à des perspectives concrètes d’emploi. Leur principale attente demeure la prise en compte de leurs diplômes par l’État et leur accès à la Fonction publique. Cette situation relance, une fois de plus, le débat sur l’insertion professionnelle des jeunes diplômés et les difficultés auxquelles ils sont confrontés au terme de leur formation. Pour ces étudiants, plusieurs années d’études et d’efforts ne devraient pas déboucher sur une incertitude professionnelle prolongée.

En attendant une réaction officielle des autorités compétentes, les étudiants espèrent que leur cri sera entendu. Leur message est sans équivoque : après la validation des diplômes, ils veulent désormais accéder à l’emploi et mettre leurs compétences au service de la nation.

Sidoine Koffi

Lemandatexpress.net

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