Journée internationale contre l’impunité : Viviane Mouhi (Pdte UPF-CI) appelle à une protection accrue des journalistes et livre un témoignage poignant

lemandatexpress – À l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes, célébrée ce 2 novembre, l’Union de la Presse Francophone – Section Côte d’Ivoire (UPF-CI) fait entendre sa voix pour la sécurité des professionnels des médias.

Pour illustrer la réalité des risques encourus sur le terrain, la présidente de la section ivoirienne de l’UPF, Viviane Mouhi-Ayehui, a choisi d’évoquer son propre parcours. Se remémorant des épisodes marquants de sa carrière de reporter, elle rappelle qu’en 1994, lors d’une mission devant l’Agence Ivoirienne de Presse à Abidjan-Plateau, elle a été violemment agressée par des enfants de la rue qui lui ont arraché son micro.

Une décennie plus tard, en 2004, au corridor de Bouaflé, un agent de la gendarmerie a pointé son arme sur elle, une expérience qui met en lumière la vulnérabilité extrême des professionnels de l’information face aux forces publiques dans les périodes de tension.

Ces affaires personnelles s’inscrivent dans un tableau d’ensemble bien plus sombre. L’organisation pointe du doigt la persistance de l’impunité pour les agressions subies par les journalistes en Afrique et dans l’ensemble de l’espace francophone, déplorant le nombre élevé d’enquêtes classées sans suite et l’autocensure dévastatrice que cela engendre chez les professionnels.

Face à ce constat, la présidente de l’UPF Côte d’Ivoire lance un appel solennel aux institutions et aux acteurs du secteur media. Elle soutient résolument que « protéger les journalistes, c’est garantir le droit des citoyens à l’information », soulignant ainsi que la liberté de la presse s’enracine dans les réalités quotidiennes du terrain et dans la chair de ceux qui exercent ce métier.

Afin de briser ce cercle vicieux, l’UPF-CI demande instamment aux autorités étatiques et aux forces de défense d’assurer une protection effective des reporters en intervention tout en formant les forces de l’ordre au respect du travail journalistique.

Viviane Mouhi exhorte également la justice ivoirienne et internationale à mener des enquêtes rigoureuses sur chaque agression signalée, tout en invitant les patrons de presse à renforcer la sécurité matérielle de leurs équipes et les journalistes à faire preuve d’une solidarité et d’une déontologie exemplaires.

Zéphirin Gohia

lemandatexpress.net

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