Lemandatexpress – Après deux mois de suspension de l’utilisation des nasses et des filets maillants dans le cadre du repos biologique sélectif 2026, les activités de pêche ont repris depuis le 1er novembre sur les lacs de Kossou, Buyo, Taabo et Soubré.
Les pêcheurs opérant sur ces différents plans d’eau peuvent désormais reprendre pleinement leurs activités. La mesure de repos biologique sélectif, entrée en vigueur le 1er septembre 2026, a officiellement pris fin le 31 octobre à minuit, conformément au calendrier établi par le ministère des Ressources animales et halieutiques.
Dans une note circulaire relative à la reprise des activités, le Directeur de Cabinet du ministère, Assoumany Gouromenan, précise que l’utilisation des nasses et des filets maillants est de nouveau autorisée depuis le 1er novembre à 00h01. Cette décision permet ainsi aux communautés de pêcheurs concernées de renouer avec leurs activités, dans le strict respect des dispositions réglementaires en vigueur.
Mis en œuvre dans une perspective de gestion durable des ressources halieutiques, ce repos biologique sélectif avait pour objectif de favoriser la reconstitution des stocks de poissons dans les eaux continentales. L’interdiction temporaire de certains engins de pêche constituait ainsi un mécanisme de préservation des ressources et de lutte contre leur exploitation excessive.
À l’issue de cette période, le ministre des Ressources animales et halieutiques a exprimé sa reconnaissance aux pêcheurs, aux organisations professionnelles, aux autorités administratives et coutumières ainsi qu’aux services techniques pour leur adhésion à cette mesure et les efforts consentis.
Il a, par ailleurs, exhorté l’ensemble des acteurs à maintenir cette dynamique en privilégiant des pratiques de pêche responsables. Les services déconcentrés, les responsables des communautés de pêcheurs et les organisations professionnelles sont également chargés de relayer largement l’information et de veiller à l’application effective de la réglementation.
Cette reprise constitue une nouvelle étape dans la dynamique de préservation et de valorisation des ressources halieutiques en Côte d’Ivoire, dont la durabilité demeure un enjeu majeur pour les acteurs de la pêche continentale.
Abran S.


