Assemblée nationale : La CAEF adopte à la majorité de ses membres le projet de loi de règlement du budget 2025

lemandatexpress – La Commission des affaires économiques et financières (CAEF) de l’Assemblée nationale a adopté, ce jeudi 5 novembre 2026, à la majorité de ses membres, le projet de loi portant règlement du budget de l’État pour l’exercice 2025. Réunis au Palais du Parlement, 41 députés sur les 43 que compte la commission ont analysé dans le détail l’exécution des comptes publics en présence du ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly.

En introduction aux échanges, le ministre Adama Coulibaly a exposé les fondements et le contexte de ce document financier. Le faisant, il a rappelé que l’exercice 2025 s’est déroulé dans un environnement international complexe, marqué par des tensions commerciales et des crises géopolitiques ayant ralenti la croissance mondiale à 3,0 %. Dans ce contexte, la Côte d’Ivoire s’est distinguée par sa résilience en affichant une progression économique de 6,5 %, portée par les avancées du Plan national de développement et la stabilité politique observée lors des consultations électorales de l’année écoulée.

Au fil de la séance, les différents groupes parlementaires ont partagé leurs observations. Si la majorité présidentielle (RHDP) s’est félicitée de résultats jugés remarquables et d’une hausse notable des recettes, l’opposition a exprimé quelques réserves. Le groupe PDCI-RDA a notamment soulevé la question du niveau de l’endettement tout en votant le texte par responsabilité institutionnelle, tandis que le groupe Agir a plaidé pour un suivi plus régulier des projets.

Face aux interrogations des élus, Adama Coulibaly est intervenu pour apporter des éclaircissements techniques et soutenir la position du gouvernement. Sur la divergence d’évaluation du déficit budgétaire relevée par la Cour des comptes, le ministre a précisé qu’il « s’agit d’une question de méthode et de champ » avant de souligner que la démarche ministérielle « intègre l’ensemble des formes de recettes, y compris les recettes affectées ».

Concernant le volet de la fiscalité et des rémunérations publiques, l’émissaire du gouvernement a rappelé la conformité des indicateurs nationaux avec les exigences régionales. À cet égard, il a affirmé que le pays « respecte le ratio de masse salariale fixé à 35 % pour l’espace communautaire » en s’appuyant sur « un dénominateur plus large qui inclut l’ensemble des recettes ». Sur le plan du recouvrement, il a fait valoir que les rapports internationaux saluent des « performances remarquables de la Côte d’Ivoire », citant notamment son rang de deuxième nation africaine pour la progression de ses efforts budgétaires.

Adama Coulibaly s’est également arrêté sur le rythme d’absorption des financements extérieurs, concédant une prudence nécessaire sur les chantiers. Il a expliqué que cette cadence tient au « respect des clauses de sauvegarde environnementale et sociale » ainsi qu’à la mise en place de « plans d’indemnisation et de réinstallation des populations » qui demandent du temps.

Enfin, sur la soutenabilité des engagements financiers de l’État, le représentant du chef de l’État s’est voulu pleinement rassurant. Il a affirmé qu’une « gestion active et stratégique de la dette » a permis d’optimiser le profil financier du pays, permettant à la Côte d’Ivoire de « passer d’un risque de surendettement modéré à un risque faible ».

Convaincus par l’ensemble des réponses apportées par le représentant du pouvoir exécutif, l’ensemble des députés présents ont finalement accordé leur quitus à cette ultime étape du contrôle budgétaire.

‎Zéphirin Gohia

lemandatexpress.net

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